Publié le 11 octobre 2025 23:57. L’actrice américaine Diane Keaton, figure emblématique du cinéma des années 70 grâce à son rôle dans Annie Hall, est décédée en Californie à l’âge de 79 ans, laissant derrière elle une carrière riche de plus de soixante-dix films.
Diane Keaton, née Diane Hall à Los Angeles le 5 janvier 1946, s’est éteinte hier en Californie. Si elle a marqué les esprits pour son interprétation d’Annie Hall, le personnage névrosé et libéré qui a traversé le cinéma et la vie de Woody Allen, sa filmographie témoigne d’une versatilité remarquable.
Son rôle dans Annie Hall (1977) lui a valu un Oscar, mais il a surtout défini une génération de femmes, incarnant l’esprit de rébellion des années 70, un mélange d’indépendance, de liberté sexuelle et d’ironie. Elle a su donner vie à un personnage irrésistible, ancré dans l’imaginaire collectif comme l’archétype de la New-Yorkaise émancipée.
Avant de connaître le succès avec Allen, Diane Keaton s’est fait remarquer au théâtre, notamment dans la production originale de Hair à Broadway en 1968. C’est Woody Allen qui l’a ensuite choisie pour sa pièce Rejoue-le, Sam, marquant le début d’une collaboration artistique et personnelle intense qui a duré jusqu’en 1978.
Son premier rôle au cinéma date de 1970, dans Amoureux et autres inconnus, mais c’est Francis Ford Coppola qui lui offre une visibilité accrue en lui confiant le rôle de Kay Adams dans Le Parrain (1972). Elle y incarne la fiancée de Michael Corleone (Al Pacino), et son apparence, notamment son nez proéminent, a marqué les spectateurs avant de disparaître par la suite.
Elle retrouve Coppola pour le deuxième volet de la saga Corleone en 1974, où elle interprète désormais l’épouse de Michael, prenant la décision unilatérale d’interrompre une grossesse. C’est également durant cette période qu’elle tourne à nouveau avec Allen dans Réessaye, Sam (adaptation cinématographique de Rejoue-le, Sam), Le Somnolent (1973), L’Amour et la Guerre (1975), et Manhattan (1978) : cinq films qui restent des références du cinéma américain.
Sa polyvalence a également été saluée par Warren Beatty, qui lui propose le rôle dramatique de Louise Bryant dans Rouges (1981), l’histoire de l’écrivaine suivant John Reed en Russie à l’aube de la révolution bolchevique, rôle qui lui vaut une nomination.
Après avoir collaboré à nouveau avec Allen dans Journées radiophoniques, Keaton s’est diversifiée, explorant différents genres avec des films comme Baby Boom (1987), qui a marqué une génération de femmes confrontées aux défis de la maternité et de la vie professionnelle, et Club des premières épouses, où elle s’associe à Goldie Hawn et Bette Midler pour une comédie vengeresse.
Elle a également connu le succès avec le remake de Le Père de la mariée (1991) et sa suite (1995), tout en continuant à collaborer occasionnellement avec Woody Allen, notamment dans Meurtre mystérieux à Manhattan (1993), remplaçant Mia Farrow dans un rôle qu’elle ne souhaitait plus interpréter.
Diane Keaton s’est également aventurée dans la réalisation avec Héros du quotidien (1995), un film de formation original explorant le monde de l’enfance et du fantastique, après avoir acquis de l’expérience en réalisant des épisodes pour la télévision, dont un épisode de «Twin Peaks».
Ses dernières apparitions au cinéma incluent des comédies légères comme Tout peut arriver (2003), Jamais aussi proche (2014) et Club de lecture – Tout peut arriver (2018), ainsi que Le prochain chapitre (2023).
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