Publié le 22 octobre 2025 à 18h50. La Subaru Impreza, pourtant appréciée des amateurs, peine à trouver son public sur le marché allemand, se classant comme le modèle le moins vendu de la marque, devancée même par des voitures de luxe comme la Ferrari SF90.
- En Allemagne, seulement 72 Subaru Impreza ont été vendues entre le début de l’année et fin août 2025.
- Le prix de départ de 35 260 euros, supérieur à celui de concurrentes comme la Mazda3 (28 640 euros), constitue un frein majeur.
- L’impossibilité de tracter des remorques, due à la transmission CVT, est un autre désavantage pour les acheteurs allemands.
L’Allemagne, premier marché automobile européen, enregistre des ventes correctes pour la plupart des modèles, même ceux produits en grande série. Il est donc surprenant de constater le faible engouement pour la Subaru Impreza. Selon des journalistes allemands, seuls 72 acheteurs ont opté pour cette voiture entre janvier et août 2025, un chiffre bien inférieur à celui de la Ferrari SF90, qui a trouvé 173 acquéreurs sur la même période. Cette situation interroge sur l’avenir de ce modèle chez Subaru.
Le prix semble être l’un des principaux obstacles. Affiché à 35 260 euros, la Subaru Impreza se positionne comme une option plus coûteuse que ses rivales directes. La Mazda3, par exemple, est disponible à partir de 28 640 euros. Cependant, la Subaru Impreza offre de série une transmission intégrale, une caractéristique qui nécessite un investissement supplémentaire sur d’autres véhicules compacts à hayon. Le prix élevé s’explique donc en partie par cette fonctionnalité.
Un autre point faible pour le marché allemand est l’incapacité de la Subaru Impreza à tracter des remorques. Les acheteurs qui souhaitent partir en vacances avec une caravane devront se tourner vers d’autres options. La boîte de vitesses à variation continue (CVT) est en grande partie responsable de cette limitation.
En matière de personnalisation, le choix est limité. Subaru propose seulement deux niveaux de finition, auxquels peuvent être ajoutés quelques packs optionnels. Cette approche minimaliste, typique des constructeurs japonais, ne semble pas séduire les acheteurs allemands, habitués à une plus grande variété de configurations. Néanmoins, même la version de base est bien équipée, ce qui peut compenser ce manque d’options.
Le système multimédia, bien que simple et intuitif selon les dires des journalistes, accuse son âge en termes de graphismes et d’interface. Certains éléments intérieurs, comme les boutons de chauffage des sièges, rappellent les modèles japonais d’il y a 20 ans, un détail qui peut rebuter certains acheteurs.
Sous le capot, la Subaru Impreza est équipée d’un moteur boxer 4 cylindres 2,0 litres. Si son architecture est appréciable pour son centre de gravité bas et son agrément de conduite, il est associé à une boîte de vitesses CVT peu engageante, qui nuit au plaisir de conduire et augmente la consommation de carburant en maintenant souvent le moteur à un régime élevé.
Avec une puissance de 136 ch et un couple de 182 Nm, le moteur est considéré comme peu performant par rapport aux standards actuels. Bien que ces chiffres aient pu être acceptables il y a 10 ou 20 ans, ils ne suffisent plus à convaincre les acheteurs allemands, surtout compte tenu de la transmission.
Des tests réalisés sur autoroute ont révélé une consommation moyenne de 8,9 litres/100 km, un chiffre élevé pour une berline compacte équipée d’un système hybride léger de seulement 2,0 litres. À titre de comparaison, un BMW X3 M50, équipé d’un moteur hybride léger de 3,0 litres et développant 398 ch, affiche une consommation comprise entre 7,1 et 7,5 litres/100 km. Consommation du BMW X3 M50
Malgré ces défauts, la Subaru Impreza offre une tenue de route exemplaire, grâce à son centre de gravité abaissé, à la position longitudinale de son moteur et à sa transmission intégrale permanente symétrique. Elle représente ainsi un vestige d’une époque révolue de l’ingénierie automobile, mais la boîte de vitesses CVT gâche l’expérience de conduite.
La Subaru Impreza pourrait séduire un public restreint, notamment les habitants des régions montagneuses où la transmission intégrale est un atout précieux. Elle semble également offrir une robustesse et une durabilité appréciables. Cependant, pour la majorité des acheteurs, d’autres options plus attractives sont disponibles.
En conclusion, les raisons du faible succès de la Subaru Impreza en Allemagne sont claires : un prix élevé, une transmission peu engageante, une incapacité à tracter des remorques et un système multimédia daté. Malgré son charme particulier et sa transmission intégrale, elle peine à convaincre les acheteurs, et Subaru ne semble pas faire grand-chose pour améliorer sa situation sur ce marché.
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