La famille du candidat à la présidence du Parti de la Libération Nationale (PLN), Álvaro Ramos, a demandé le retrait des réseaux sociaux d’une vidéo devenue virale où sa fille critique son adversaire, Rodrigo Chaves. Cette requête intervient après l’ouverture d’une enquête par le Patronato Nacional de la Infancia (PANI) concernant une possible violation du droit à l’image de l’enfant.
Dans un communiqué commun, Álvaro Ramos et son épouse, Cristie Castro, ont souligné que les propos de leur fille étaient « des paroles spontanées, pleines de joie, sans scénario ni coercition, prononcées dans un cadre privé ». Ils appellent les internautes et les médias à cesser de diffuser l’audiovisuel.
La vidéo en question contient des déclarations fortes de la jeune fille, qui affirmait notamment : « Le Costa Rica est en danger, au sommet de la montagne prêt à tomber. Le Costa Rica est aujourd’hui un pays entre le bien et le mal, avec un président qui est un dictateur. Il incombe à nous, les libérateurs, de nous lever aujourd’hui pour dire : ‘nous sommes des libérateurs, nous allons vaincre le mal et nous allons gagner pour avoir le pays que nous voulons’ ».
L’enquête du PANI a suscité une vive réaction de la part du camp Ramos, qui dénonce une instrumentalisation de la protection de l’enfance à des fins politiques. « Nous sommes indignés que l’on abuse des mécanismes valables de protection des enfants en danger, avec des prétextes pour en faire des coups portés aux familles et, pire encore, à l’image d’une fille qui a toute la capacité de créer son propre message », indique le communiqué.
Plusieurs figures politiques ont exprimé leur solidarité avec le PLN et critiqué l’intervention du PANI. Juan Carlos Hidalgo, candidat du Partido Unidad Social Cristiana (PUSC), a notamment déclaré : « Où était le PANI auparavant et pourquoi apparaît-il maintenant ? Cette année, le nombre de meurtres d’enfants de moins de 12 ans a doublé. Mais là, le PANI n’a rien dit ni fait. Le PANI n’a pas non plus permis d’accélérer les processus d’adoption et n’a pas réussi à protéger efficacement des milliers d’enfants et de familles qui en avaient réellement besoin. Mais lorsqu’une situation sans réelle pertinence apparaît, parce qu’une mineure apparaît dans une publicité avec son père, soudain le PANI lance l’idée de mener une « enquête » absurde, pour des raisons clairement politiques. La campagne doit s’articuler autour des questions qui touchent réellement les personnes et les familles : la sécurité, la garde des enfants, les opportunités pour tous, les résultats. »
L’ancienne présidente Laura Chinchilla a également estimé qu’« il faut en finir avec cette pratique consistant à transformer la politique en un champ de bataille où même les victimes mineures ne sont pas respectées », ajoutant que « la situation est allée trop loin ». Le couple Ramos a quant à lui souligné son attachement à la liberté d’expression, tout en dénonçant l’environnement toxique et les risques de harcèlement numérique liés à l’utilisation des réseaux sociaux.

