Publié le 26 novembre 2023 10h00. La Cour suprême indienne examine actuellement plusieurs recours contestant la légalité et le calendrier d’une révision intensive des listes électorales lancée par la Commission électorale indienne (ECI) dans plusieurs États, suscitant des inquiétudes quant à son impact sur les prochaines élections.
- Le gouvernement du Kerala a demandé le report de cette révision spéciale intensive (SIR) au moins jusqu’après les élections locales.
- Des partis politiques, dont le Parti communiste indien (marxiste) [CPI(M)], le Parti communiste indien (CPI) et un leader de la Ligue musulmane de l’Union indienne, contestent la SIR elle-même.
- La Cour a précédemment refusé de suspendre la SIR dans le Bihar, mais a choisi de surveiller de près son déroulement.
Plusieurs recours ont été déposés devant la Cour suprême contestant la conduite de la révision spéciale intensive (SIR) des listes électorales ordonnée par la Commission électorale indienne (ECI) dans divers États indiens. Parmi les plaignants figure le gouvernement du Kerala, qui sollicite un report de cette opération au moins jusqu’au terme des prochaines élections locales. Le 21 novembre, la Cour a demandé à l’ECI de fournir des explications à ce sujet.
Le Parti communiste indien (marxiste) [CPI(M)], le Parti communiste indien (CPI) et PK Kunhalikutty, figure de proue de la Ligue musulmane de l’Union indienne, ont également saisi la justice. Contrairement au Kerala, ils ne demandent pas seulement un report, mais contestent la légalité de la SIR en elle-même.
D’autres contestations proviennent du Bihar, du Tamil Nadu et du Bengale occidental. La Cour avait déjà rejeté une demande de suspension de la SIR dans le Bihar, où des élections législatives se sont tenues récemment, préférant assurer un suivi attentif du processus. Suite à l’opération menée dans le Bihar, l’ECI a annoncé l’extension de la SIR à plus de 10 États lors d’une première phase, avec l’ambition de la déployer à l’échelle nationale. L’ECI justifie cette initiative par la nécessité de garantir que seules les personnes éligibles figurent sur les listes électorales.
L’affaire sera examinée par un tribunal présidé par le juge en chef de l’Inde, Surya Kant, et Joymalya Bagchi. Dans le cas du Tamil Nadu et du Bengale occidental, le juge Kant a déjà interrogé les plaignants sur les raisons de leurs préoccupations concernant cette révision électorale.
