Publié le 4 janvier 2024 19h50. Des manifestants à Cuernavaca, au Mexique, ont exprimé leur solidarité avec le président vénézuélien Nicolás Maduro et sa femme, Cilia Flores, en dénonçant ce qu’ils considèrent comme une agression américaine et en exigeant leur libération.
- Des manifestations se sont déroulées pendant deux jours consécutifs à Cuernavaca, au Mexique, en soutien à Nicolás Maduro et Cilia Flores.
- Les manifestants accusent l’administration américaine d’avoir mené des attaques militaires contre des cibles au Venezuela et d’avoir procédé à l’arrestation de Maduro.
- Des rassemblements et des actions de protestation ont eu lieu devant des entreprises américaines, notamment McDonald’s et Starbucks.
La mobilisation en faveur du Venezuela s’intensifie à Cuernavaca, où des organisations sociales, des défenseurs des droits humains, des universitaires et des chercheurs se sont rassemblés pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’ingérence américaine. Les protestataires exigent la libération immédiate de Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, et le retrait des forces militaires américaines du territoire vénézuélien.
Les manifestations ont débuté samedi soir par un rassemblement et une marche sur l’esplanade du Zócalo, la place principale de Cuernavaca. Les participants ont également manifesté devant des enseignes américaines, telles que McDonald’s et Starbucks, pour exprimer leur désapprobation. Dimanche, les protestations se sont poursuivies, avec des slogans dénonçant le gouvernement américain et informant la population de la situation au Venezuela.
Lors d’une déclaration lue lors de la manifestation de dimanche, José Martínez Cruz, de la Commission indépendante des droits de l’homme, a dénoncé une attaque militaire américaine contre des objectifs spécifiques au Venezuela.
« L’administration de Donald Trump a mené une attaque aérienne militaire contre des objectifs spécifiques sur le territoire vénézuélien, c’est-à-dire des attentats à la bombe contre des bâtiments officiels et des bases militaires du pays. Cet événement, sans précédent sur le continent depuis plus de trois décennies, constitue une violation flagrante de la souveraineté vénézuélienne, de l’Amérique latine dans son ensemble et des principes les plus fondamentaux du droit international. »
José Martínez Cruz, Commission indépendante des droits de l’homme
Les manifestants affirment également que des attentats et des explosions à Caracas et dans deux autres États du Venezuela ont servi de prétexte à l’arrestation de Nicolás Maduro, une allégation que Donald Trump aurait lui-même confirmée sur son réseau social Truth Social.
Les organisations participantes ont réclamé le respect de la souveraineté territoriale et politique du Venezuela et de l’ensemble de l’Amérique latine, insistant sur le droit du peuple vénézuélien de choisir ses propres dirigeants. Deux nouvelles marches en faveur de la souveraineté vénézuélienne et du respect du droit international sont prévues dans l’après-midi, partant respectivement d’El Calvario et du SME pour rejoindre le centre-ville.
