Publié le 2023-12-15 14:30:00. À l’approche des fêtes de fin d’année, les arnaques en ligne se multiplient et se sophistiquent, ciblant les consommateurs pris dans l’effervescence des achats et des dons de Noël. La banque australienne Westpac tire la sonnette d’alarme face à une recrudescence de fraudes exploitant la générosité et la précipitation des internautes.
- Les publicités mensongères sur les réseaux sociaux, promettant des réductions alléchantes, sont en forte hausse.
- Des « magasins fantômes » proposent des produits à des prix défiant toute concurrence, avant de disparaître avec l’argent des clients.
- Les fausses notifications de livraison et les demandes de paiement via des cartes cadeaux restent des méthodes courantes.
La période de Noël est traditionnellement propice aux achats, aux voyages et aux dons, mais elle devient également un terrain de jeu privilégié pour les fraudeurs. Ces derniers, de plus en plus organisés et ingénieux, profitent de la confiance des consommateurs dans les communications numériques et de leur moindre vigilance. Selon Westpac, les réseaux sociaux sont un vecteur majeur de ces arnaques, mais les escrocs n’hésitent pas à utiliser des techniques de plus en plus avancées, comme le clonage vocal par intelligence artificielle, pour manipuler leurs victimes.
Les « magasins fantômes » représentent une menace particulière. Ces sites internet, souvent dotés d’une apparence professionnelle et de photos attrayantes, proposent des prix anormalement bas sur des produits électroniques, des jouets ou des articles de luxe. Une fois le paiement effectué, les acheteurs ne reçoivent jamais leur commande et le site web disparaît sans laisser de trace. Parallèlement, les fausses notifications de livraison, envoyées par SMS ou par email, incitent les consommateurs à régler des frais supplémentaires pour débloquer une commande inexistante ou retardée. Ces messages contiennent souvent des liens malveillants qui peuvent installer des logiciels espions sur les appareils ou voler des informations bancaires.
Les fraudeurs recourent également à des méthodes plus classiques, comme le phishing, en se faisant passer pour des banques, des entreprises de livraison ou des organismes caritatifs. Ils utilisent des emails ou des SMS alarmistes pour inciter les victimes à fournir des informations personnelles ou à effectuer des virements urgents. Une tactique particulièrement préoccupante consiste à demander des paiements via des cartes cadeaux, une méthode que Westpac souligne ne jamais être utilisée par les organisations légitimes. De plus, les escrocs exploitent la période de Noël pour solliciter des dons pour de fausses œuvres caritatives ou via des plateformes de financement participatif frauduleuses.
La technologie est au service des arnaqueurs. Des comptes piratés et des outils de clonage vocal basés sur l’intelligence artificielle permettent aux criminels de se faire passer pour des proches en détresse et de demander des transferts d’argent urgents. Dans le secteur du voyage, les publicités pour des hébergements inexistants et les faux emails de remboursement de compagnies aériennes se multiplient, piégeant les consommateurs qui paient des acomptes pour des réservations qui ne seront jamais honorées.
« Les fraudeurs ne montrent aucun signe de ralentissement à l’approche des vacances. De la fraude sur les réseaux sociaux et dans les magasins fantômes à l’usurpation d’identité et à la manipulation émotionnelle, ils continuent de repousser les limites pour tenter de voler les consommateurs. »
Ben Young, responsable de la prévention de la fraude chez Westpac
Pour se protéger, Westpac recommande de rester vigilant et de ne pas céder à la pression. Il est conseillé d’éviter les demandes de paiement immédiates, en particulier celles qui concernent les cartes cadeaux, les cryptomonnaies ou les virements urgents. Il est également important de vérifier attentivement les adresses email, d’éviter de cliquer sur les liens reçus par message ou sur les réseaux sociaux et de se connecter directement aux sites web ou aux applications officielles. En cas de doute, il est essentiel de vérifier la légitimité des organisations caritatives avant de faire un don et de signaler toute transaction suspecte à sa banque.
Dans un contexte de plus en plus numérique, la vigilance reste la meilleure défense contre les arnaques. Agir rapidement en cas de doute et contacter sa banque peuvent permettre de limiter les pertes et de prévenir de nouvelles victimes.
