Publié le 30 septembre 2025 à 10h51. Le Hamas étudie une proposition de plan de paix présentée par l’administration Trump, suscitant des réactions mitigées au sein du mouvement palestinien et au sein du gouvernement israélien, tandis que le Qatar exerce des pressions pour une acceptation rapide.
- Le Hamas examine le plan Trump, mais exprime de fortes réserves, certains dirigeants le considérant comme une capitulation.
- Le mouvement palestinien demande des garanties concernant le retrait israélien de Gaza et la sécurité de ses dirigeants.
- Le Qatar encourage le Hamas à accepter le plan et à discuter de ses préoccupations avec les États-Unis.
Selon une source proche du dossier, le Hamas évalue actuellement les détails du plan proposé par l’ancien président américain Donald Trump, visant à mettre fin au conflit à Gaza. Si l’initiative suscite un certain intérêt, elle se heurte à de vives réticences au sein du mouvement, certains responsables la percevant comme une reconnaissance implicite de la défaite et une liquidation de la cause palestinienne.
La source a précisé :
« Le Hamas étudie le plan Trump pour mettre fin à la guerre, mais a exprimé de fortes réserves. Certains dirigeants du Hamas considèrent cela comme une déclaration de défaite et une liquidation de la cause palestinienne. »
Le Hamas a sollicité des éclaircissements auprès du Qatar, son principal médiateur, concernant plusieurs points cruciaux. Il souhaite obtenir des assurances quant à la non-reprise des hostilités après la libération des otages israéliens par le Hamas, ainsi que des précisions sur le calendrier et les modalités du retrait des forces armées israéliennes de la bande de Gaza. Le mouvement palestinien exige également des garanties concernant la sécurité de ses dirigeants à l’étranger.
Le Qatar, selon la même source, exerce une pression significative sur le Hamas pour qu’il accepte le plan. Il a exhorté les dirigeants du mouvement à soumettre toutes leurs observations à l’administration américaine et s’est engagé à transmettre leurs préoccupations aux autorités américaines.
« Le Qatar exerce une pression sur le mouvement pour qu’il accepte le plan et a demandé à ses dirigeants que toutes les observations sur le plan soient discutées avec l’administration américaine et s’est engagé à transférer leurs préoccupations aux Américains. »
Dans le but de formuler une réponse unifiée, le Hamas a également entamé des consultations avec d’autres factions palestiniennes, dont le Fatah. Cependant, ce dernier a appelé le Hamas à accepter le plan afin d’éviter de nouvelles souffrances à la population de Gaza.
Un responsable proche du Hamas a déclaré à l’agence France Presse que le mouvement a entamé l’étude du plan ce mardi, et qu’une série de consultations est en cours. Il a ajouté que le Hamas présentera une réponse “nationale” représentant l’ensemble des factions de la résistance, précisant que ces consultations pourraient durer plusieurs jours.
Le plan Trump prévoit un cessez-le-feu immédiat, la libération des otages détenus par le Hamas dans un délai de soixante-douze heures (72h), le désarmement du mouvement et un retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza, suivi de la création d’un conseil de paix présidé par Donald Trump lui-même. Cessez-le-feu
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a exprimé son soutien au plan, affirmant qu’il permettrait d’atteindre les objectifs de guerre d’Israël.
Cependant, le ministre israélien des Finances, Betzalel Smotrich, membre de la coalition gouvernementale, a qualifié le plan d'”échec diplomatique retentissant”.
Plusieurs pays arabes, islamiques et occidentaux ont salué le plan et ont appelé toutes les parties à saisir cette opportunité pour relancer le processus de paix.
