Le candidat démocrate au Sénat du Maine, Graham Platner, a indiqué lundi qu’il « prenait le temps de réfléchir à la meilleure voie à suivre » après qu’une femme a accusé le candidat démocrate de l’avoir agressée sexuellement en 2021, une affaire qui a entraîné des appels pour qu’il quitte la course. Les allégations, rapportées par Politico, ont conduit plusieurs dirigeants démocrates à exiger qu’il se retire de la course, alors que le délai pour quitter la course approche.
Les allégations et les réactions immédiates
Jenny Racicot, une habitante du Maine, a déclaré à Politico qu’elle avait été agressée sexuellement par Platner en 2021 lorsqu’il était ivre et avait pénétré dans sa maison sans son consentement. « Il a violé plusieurs couches de consentement ce soir-là », a-t-elle affirmé. Platner a nié les allégations dans une vidéo publiée sur X, affirmant que « toute accusation de comportement non consensuel est catégoriquement fausse ». Cependant, il a ajouté qu’il « prenait le temps de réfléchir à la meilleure voie à suivre pour l’État que j’aime, les gens que j’aime, le mouvement auquel je appartiens et l’objectif de battre Susan Collins ».


Les réactions des dirigeants démocrates ont été immédiates. La présidente du comité démocrate du Sénat, Kirsten Gillibrand, et le leader du Sénat démocrate, Chuck Schumer, ont exigé que Platner « se retire immédiatement » et ont averti que le DSCC ne financerait pas la course s’il restait sur la liste. « Les allégations rapportées aujourd’hui sont extrêmement choquantes – la violence, l’abus et l’agression sexuelle sont absolument inacceptables », ont-ils déclaré dans un communiqué. La démocrate Elizabeth Warren a également appelé à son retrait, affirmant que « le meilleur chemin à suivre est que Graham Platner cesse d’être le candidat démocrate et traite ces allégations sérieuses en dehors de cette course sénatoriale ».
Le parti démocrate du Maine a également demandé à Platner de se retirer, soulignant sa « responsabilité de tenir chaque candidat qui cherche à représenter notre État aux plus hauts standards ». Le délai pour qu’il se retire est fixé au 13 juillet, date à laquelle il pourrait être remplacé par un autre candidat. Le parti devra alors choisir un remplaçant d’ici le 27 juillet, selon les lois électorales du Maine.
Les pressions internes et les implications pour la course
L’affaire a mis en lumière les tensions internes au sein du parti démocrate, qui voit en Platner un candidat clé dans sa lutte pour recapturer la majorité au Sénat. Le Maine est considéré comme un État clé pour les démocrates. Cependant, les allégations contre Platner ont compliqué la course, surtout après une série de scandales liés à sa vie privée.
Platner a remporté la nomination démocrate en juin, après que Janet Mills a suspendu sa campagne. Son élan initial a été entaché par des allégations antérieures d’agressions sexuelles et d’infractions liées à sa vie privée. En juin, le New York Times avait rapporté des récits de trois femmes qui avaient eu des relations romantiques avec Platner, décrivant son comportement comme « troublant » et, dans un cas, physiquement menaçant.
Les pressions sur Platner ont augmenté après l’annonce des allégations, avec des figures comme le représentant Ro Khanna, qui avait soutenu Platner lors de controverses précédentes, retirant son soutien. « Je suis clair que l’agression sexuelle ou la violence à l’encontre des femmes est une ligne rouge », a-t-il déclaré sur X. « Ces allégations sont très sérieuses et crédibles. Graham Platner devrait quitter la course. »
La course vers le 13 juillet et les incertitudes futures
Le délai pour que Platner se retire est imminent, avec un échéance fixée au 13 juillet. Si il quitte la course, le parti démocrate devra nommer un remplaçant d’ici le 27 juillet, une procédure qui pourrait entraîner des débats internes. Le parti démocrate du Maine a appelé à une « reprise de ce combat », soulignant que la course représente un moment clé dans la lutte contre un gouvernement « soutenu par la sénatrice Collins, qui sert les intérêts des riches et des puissants au détriment des gens ordinaires ».

Platner, qui a remporté la primaire démocrate en juin, a affirmé qu’il voulait « voir cette vision se concrétiser » et « battre Susan Collins ». Cependant, les allégations ont mis à mal son image, et les observateurs s’interrogent sur la capacité du parti à maintenir une unité face à cette crise. Le sénateur Ruben Gallego, d’Arizona, a également retiré son soutien, déclarant que les allégations étaient « troublantes et profondément graves ».
Les implications pour la course sénatoriale sont importantes, car le Maine est considéré comme un État clé pour les démocrates. L’élection de Platner pourrait être cruciale pour la répartition des sièges au Sénat, et les allégations pourraient influencer le vote des électeurs. Les démocrates doivent maintenant évaluer soigneusement les preuves tout en cherchant un équilibre entre transparence et stabilité pour l’avenir de leur stratégie électorale.
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