L’École nationale de cinéma et de télévision (NFTS) confirme son rôle de premier plan dans l’industrie audiovisuelle britannique. Une nouvelle étude d’impact révèle que ses anciens élèves sont impliqués dans près de 90 % des productions télévisuelles à gros budget et 75 % des films réalisés au Royaume-Uni depuis 2020.
Publiée ce mardi 21 mai, le rapport d’impact de la NFTS, basée à Buckinghamshire, met en lumière l’influence considérable de ses diplômés sur le paysage cinématographique et télévisuel britannique. Des blockbusters comme Wicked et Barbie aux films indépendants acclamés tels que Kneecap, Love Lies Bleeding et Santosh, l’étude souligne la qualité de la formation dispensée et la confiance accordée aux talents de la NFTS par les principaux producteurs, studios et plateformes.
Selon Jon Wardle, directeur de la NFTS depuis 2017, les anciens élèves de l’école ont contribué à hauteur de 28 milliards de livres sterling (environ 38 milliards de dollars) aux dépenses de production cinématographique et télévisuelle haut de gamme au Royaume-Uni jusqu’en 2024. « Nous sommes un moteur essentiel pour le développement des talents et un facteur déterminant pour attirer les investissements étrangers », a-t-il déclaré.
Les chiffres sont éloquents : 75 % des dépenses de production cinématographique et 89 % des dépenses de production télévisuelle haut de gamme au Royaume-Uni depuis 2020 impliquent au moins un diplômé de la NFTS. Ce taux grimpe à plus de 90 % pour les productions des plus grands studios américains, tels que Netflix, Disney, Amazon, Apple, Paramount, Sony Pictures, Universal et Warner Bros.
L’étude révèle également la progression des diplômés de la NFTS au sein de l’industrie. Ceux qui occupaient des postes d’assistants de direction artistique il y a cinq ans dirigent désormais des équipes. Les ingénieurs du son débutants sont devenus des preneurs de son expérimentés. « J’espère que cette tendance se confirmera dans les cinq prochaines années », a affirmé Jon Wardle.
La NFTS entend renforcer son offre de formation grâce à un investissement de 10 millions de livres sterling (environ 13,5 millions de dollars) du ministère britannique du Numérique, de la Culture, des Médias et du Sport (DCMS), ainsi qu’à un financement supplémentaire de 6 millions de livres sterling (environ 8 millions de dollars) collecté auprès de l’industrie. L’école prévoit de lancer de nouveaux cursus, notamment dans les domaines du design de costumes, de l’intelligence artificielle générative, des effets visuels et de la production virtuelle. « Nous allons proposer trois nouvelles formations d’ici la fin de l’année », a précisé Jon Wardle.
L’école s’engage également à préparer les futurs créateurs de cinéma et de télévision aux défis d’une industrie en mutation rapide. « Est-ce que j’invite les gens à rejoindre un secteur précaire où ils ne pourront pas construire une vie réussie ? », s’est interrogé Jon Wardle. « Je veux m’assurer que je les aide à bâtir une carrière durable. »
La NFTS s’efforce également de promouvoir la diversité au sein de ses rangs. Un tiers de ses diplômés sont issus de milieux diversifiés, grâce à des bourses d’études d’un montant de 2 millions de livres sterling par an et à des événements de sensibilisation organisés dans tout le pays. L’école se targue d’un taux de diversité de 33 %, contre 16 % pour l’ensemble de l’industrie audiovisuelle britannique, selon un rapport Ofcom de 2021/2022.
Enfin, la NFTS met en avant les réussites individuelles de ses anciens élèves. Francesca Gardiner, scénariste de His Dark Materials et productrice de Succession, est désormais showrunner de la série Harry Potter sur HBO. Alexandra Brodski, réalisatrice sur la série Rivals de Disney+, dirige actuellement les trois premiers épisodes de la nouvelle série de Richard Gadd pour la BBC et HBO. Ces exemples illustrent l’impact durable de la NFTS sur l’industrie du divertissement.
