L’Inde s’est dite préoccupée par la situation au Venezuela suite à l’arrestation de l’ancien président Nicolas Maduro par les forces américaines, appelant toutes les parties à privilégier le bien-être de la population vénézuélienne. L’arrestation de Maduro, intervenant après des mois de menaces de Donald Trump, a plongé le pays dans une crise politique et sécuritaire.
Le ministre indien des Affaires étrangères, S. Jaishankar, a exprimé ces inquiétudes lors d’un événement au Luxembourg. « Nous sommes préoccupés par l’évolution de la situation, mais nous invitons vivement toutes les parties concernées à s’asseoir et à adopter une position qui soit dans l’intérêt du bien-être et de la sécurité du peuple vénézuélien », a-t-il déclaré. Il a souligné que la priorité de l’Inde est de voir le Venezuela et sa population sortir de cette crise.
Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été appréhendés le 3 janvier dernier à Caracas par une unité d’élite américaine, la Force Delta, et transférés aux États-Unis. Ils ont comparu hier devant un tribunal de Manhattan, où Maduro a plaidé non coupable des accusations fédérales de trafic de drogue. S’affirmant toujours « président de mon pays », il a déclaré en espagnol qu’il était « innocent, non coupable et un homme honnête ». Une prochaine audience est prévue le 17 mars.
L’arrestation de Maduro fait suite à des accusations répétées de Donald Trump, qui l’accusait de diriger des cartels de drogue et de pratiquer le narcoterrorisme. Trump avait exercé une pression croissante sur Maduro pour qu’il quitte le pouvoir. Selon des informations rapportées, les États-Unis pourraient recevoir 50 millions de barils de pétrole vénézuélien au prix du marché.
À ce stade, la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, a assumé la présidence par intérim pour assurer la continuité du pouvoir au sein du pays.

