Publié le 2024-02-29. La Nissan 350Z, sportive japonaise produite entre 2002 et 2008, conserve aujourd’hui un charme indéniable pour les amateurs de sensations fortes, alliant performances accessibles et un look distinctif.
- La 350Z, successeur de la 300ZX, a été conçue en réponse à une forte demande du marché américain.
- Plusieurs versions étaient disponibles, dont un modèle “Track” axé sur la performance avec des équipements spécifiques.
- Malgré son âge, la 350Z offre encore aujourd’hui un plaisir de conduite authentique et un bon rapport qualité-prix.
La Nissan 350Z, ou Fairlady Z selon son nom japonais, a marqué les années 2000 par son design audacieux et ses performances dynamiques. Produite de 2002 à 2008, cette sportive a été conçue pour succéder à la 300ZX (Z32) et répondre à une demande spécifique du marché américain, où les précédentes générations de Z avaient rencontré un franc succès. Le design de la 350Z est le fruit du travail d’Ajay Panchal, de l’American Design Center.
La voiture se déclinait en plusieurs versions, allant du modèle de base aux finitions Enthusiast, Performance et Touring. Pour les plus passionnés, Nissan proposait une version “Track”, reconnaissable à ses jantes de 18 pouces allégées, son différentiel à glissement limité et ses freins Brembo plus performants. Cette version se distinguait également par ses éléments de carrosserie noirs, contrairement aux finitions en aluminium des autres modèles, ainsi qu’un petit becquet arrière et des sièges sport en tissu.
L’équipement de série comprenait la climatisation automatique, les vitres électriques et six airbags, tandis que le système audio Bose et le système de navigation étaient disponibles en option. Un détail notable : le régulateur de vitesse était absent et les sièges ne disposaient que d’un réglage manuel. Le modèle présenté ici est une version américaine, dépourvue de clignotants latéraux et équipée de freins de taille plus modeste.
La 350Z se positionnait comme un retour aux sources, privilégiant une expérience de conduite plus pure et plus directe que la 300ZX, plus orientée grand tourisme. Elle rappelait ainsi les premières générations de Z, comme la Datsun 240Z, avec son approche plus brute et plus axée sur le plaisir de conduire.
Sous le capot, la 350Z embarquait un moteur six cylindres en ligne VQ35DE de 3,5 litres, développant 291 chevaux (214 kW) à 6 200 tr/min et un couple de 371 Nm à 4 800 tr/min. Associé à une admission Mishimoto modifiée et un échappement catback, ce moteur offrait des performances convaincantes et une sonorité agréable. La voiture pouvait atteindre les 100 km/h en 5,7 secondes et sa vitesse maximale était limitée à 250 km/h.
La 350Z repose sur la plateforme FM, qu’elle partage avec la Nissan Skyline V35 et l’Infiniti G35. Le moteur, placé en position centrale avant, transmet sa puissance aux roues arrière. La direction assistée électronique, rapide et précise, manquait toutefois de sensibilité, ce qui pouvait rendre le contrôle plus délicat lors de la conduite sportive. L’absence d’ABS et d’ESP sur certaines versions, notamment la Track, exigeait une grande maîtrise du véhicule.
Aujourd’hui, une 350Z en bon état peut être acquise pour environ 20 000 €, un prix attractif pour une voiture de sport de cette puissance. Les éditions limitées, comme la 35e anniversaire de la Fairlady, et les versions Nismo, plus rares et performantes, se négocient à des prix plus élevés, pouvant dépasser les 80 000 € pour les exemplaires les plus recherchés.
La 350Z a également été appréciée par les amateurs de drift, en raison de sa facilité de contrôle et de la disponibilité de pièces détachées à des prix abordables. Son attrait ne semble pas faiblir, et elle continue d’inspirer les passionnés de sport automobile, comme en témoigne sa présence dans de nombreux jeux vidéo et films.
Si vous avez toujours rêvé de posséder une 350Z, en particulier dans la teinte orange “Le Mans Sunset” (option payante aux États-Unis), n’hésitez plus. Cette voiture ne manquera pas de vous procurer des sensations fortes et de vous rappeler les joies de la conduite pure. Et si vous n’y avez jamais pensé, peut-être qu’un essai routier vous convaincra qu’elle est votre plaisir coupable.
