Publié le 17 novembre 2025 à 18h02. La dernière itération de la franchise Call of Duty, Black Ops 7, est au cœur d’une vive polémique, tant pour la qualité de son contenu que pour son utilisation controversée de l’intelligence artificielle générative, qui a même interpellé un membre du Congrès américain.
- Black Ops 7 est critiqué pour sa campagne jugée décevante, un mode multijoueur perçu comme un recyclage et l’utilisation abusive de l’IA.
- Le député américain Ro Khanna a dénoncé le plagiat du style du Studio Ghibli par l’IA du jeu et s’inquiète des conséquences de l’automatisation sur l’emploi des artistes.
- Activision reconnaît l’utilisation de l’IA, mais assure que le processus créatif reste dominé par l’intervention humaine.
La sortie de Call of Duty: Black Ops 7 s’avère difficile. Le jeu, disponible sur PlayStation, Xbox et PC, suscite une vague de critiques acerbes de la part des joueurs et des observateurs. Les reproches vont de la qualité décevante de la campagne solo, considérée par beaucoup comme la plus faible de la série, à un mode multijoueur jugé peu inspiré et un mode zombies qui ne renouvelle pas l’expérience.
Mais c’est l’utilisation de l’intelligence artificielle générative qui a véritablement embrasé la polémique. Le député démocrate de Californie, Ro Khanna, a publiquement dénoncé ce qu’il considère comme une utilisation « aveugle » de l’IA par Activision.
Sa critique se concentre notamment sur les éléments visuels du jeu, et plus précisément sur les cartes, qui, selon lui, plagient sans vergogne le style du Studio Ghibli. Une accusation qui avait déjà fait surface il y a plusieurs mois. Khanna souligne que l’IA générative utilisée est de « mauvaise qualité » et réalisée avec des outils gratuits.
« Nous avons besoin de réglementations qui empêchent les entreprises d’utiliser l’IA pour supprimer des emplois afin d’obtenir de plus grands avantages. »
Ro Khanna, député démocrate de l’État de Californie
Le député insiste sur la nécessité de protéger les artistes et de leur donner leur mot à dire dans l’implémentation de l’IA, ainsi que de leur permettre de bénéficier des profits générés par cette technologie. Il propose également une taxe sur les licenciements massifs liés à l’automatisation.
Cette question de l’impact de l’IA sur l’emploi est au cœur des préoccupations de Khanna, qui a récemment accusé Roblox de ne pas suffisamment protéger les enfants contre les contenus nuisibles.
Activision a réagi à ces critiques en reconnaissant l’utilisation de l’IA dans Black Ops 7, tout en affirmant que le processus créatif reste entre les mains d’humains.
Cependant, la bataille pourrait s’avérer difficile pour les défenseurs d’une régulation de l’IA. D’autres géants de l’industrie du jeu vidéo, tels que Krafton (PUBG), Electronic Arts et Square Enix, semblent déterminés à investir massivement dans l’IA générative, laissant présager un débat encore plus intense à partir de 2026.
