Publié le 10 décembre 2025 08h18. Face à une crise chez la compagnie aérienne Indigo, le gouvernement indien se défend devant la justice, assurant avoir pris des mesures énergiques et étudié la possibilité de sanctions financières.
- Le gouvernement indien affirme avoir agi avec diligence et sévérité pour protéger les passagers, notamment les personnes âgées et celles souffrant de problèmes de santé.
- La Cour a soulevé des questions sur le délai de mise en place du plafonnement des tarifs aériens et sur les pratiques opportunistes d’autres compagnies.
- Une enquête de haut niveau est en cours, avec la possibilité de suspendre les activités de la compagnie Indigo, une mesure dont les conséquences sont examinées.
Lors d’une audience récente, le Solliciteur Général Adjoint (ASG) Chetan Sharma a défendu les actions du gouvernement central face aux interrogations de la Cour concernant la gestion de la crise chez Indigo. Il a souligné que des mesures drastiques avaient été prises et qu’un comité était chargé d’enquêter sur les circonstances ayant conduit à cette situation.
L’ASG Sharma a également rappelé que la législation permet d’imposer des amendes aux compagnies aériennes. Interrogé par la Cour sur l’application concrète de ces dispositions, il a répondu que l’enquête était en cours.
« Voyez le genre d’enquête de haut niveau et aussi la suspension qui en a résulté. »
Chetan Sharma, Solliciteur Général Adjoint
La Cour a ensuite demandé des précisions sur l’éventuelle suspension des activités d’Indigo. L’ASG Sharma a confirmé que cette option était à l’étude.
« Nous étudions cela. Nous avons le pouvoir de suspendre. »
Chetan Sharma, Solliciteur Général Adjoint
La Cour s’est interrogée sur la viabilité de la compagnie aérienne en cas de suspension. L’ASG Sharma a répondu que l’article 19 de la législation applicable confère ce pouvoir au gouvernement.
Il a par ailleurs affirmé que les mesures prises par le gouvernement avaient été saluées par la Cour Suprême.
« Enquête ordonnée, mesures réparatrices en place. Quoi que puisse faire le gouvernement, il a fait plus que cela, et cela a également été apprécié par la Cour Suprême. »
Chetan Sharma, Solliciteur Général Adjoint
L’ASG Sharma a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une réaction impulsive, mais d’un mécanisme complet. Il a ajouté que le gouvernement avait agi avec diligence et sévérité, en accordant une attention particulière aux besoins des passagers vulnérables.
Le gouvernement a également mis en place un plafonnement des tarifs aériens, a précisé l’ASG Sharma. Cependant, la Cour a relevé que cette mesure n’avait été appliquée que 4 à 5 jours après le début de la crise. Elle a souligné le contraste entre les prix initiaux (environ 1 500 roupies) et les tarifs qui ont ensuite atteint 30 000 roupies. La Cour s’est également interrogée sur la possibilité que d’autres compagnies aériennes profitent de la situation en augmentant leurs propres tarifs, certains atteignant jusqu’à 40 000 roupies.
