Publié le 12 octobre 2025. Les troubles du sommeil touchent de plus en plus de Sud-Coréens, un phénomène lié au stress, au vieillissement de la population et à l’évolution des modes de vie, avec des conséquences potentielles sur la santé cardiovasculaire et neurologique.
- Plus de 1,3 million de Sud-Coréens ont consulté en 2024 pour des troubles du sommeil.
- Les femmes de 60 ans et plus sont les plus touchées, mais l’augmentation des prescriptions de somnifères est plus marquée chez les jeunes adultes.
- Les experts appellent à des mesures de santé publique ciblées pour faire face à cette crise du sommeil.
Le nombre de Sud-Coréens souffrant de troubles du sommeil a connu une augmentation significative au cours des cinq dernières années. Selon des données gouvernementales récentes, 1 308 383 personnes ont reçu un traitement en 2024 pour des troubles non organiques tels que l’insomnie, l’hypersomnie et les troubles du rythme circadien. Ce chiffre représente une hausse de 26 % par rapport aux 1,04 million de cas recensés en 2020.
L’analyse des données, révélée par le député Nam In-soon de la Commission de la santé et du bien-être de l’Assemblée nationale, met en évidence une prévalence particulière des problèmes de sommeil chez les femmes de 60 ans (179 000 cas), suivies par celles de 50 et 60 ans. Les hommes âgés de 50 à 70 ans sont également fortement concernés, soulignant l’impact de ces troubles sur la population d’âge moyen et senior.
Cette augmentation coïncide avec une forte progression de la prescription de somnifères. Une étude de l’Université nationale de Séoul a révélé que les prescriptions de quatre médicaments majeurs contre l’insomnie – incluant les benzodiazépines et les non-benzodiazépines – ont été multipliées par plus de quatre entre 2010 et 2022, passant de 10,5 millions à 42,4 millions de cas. Bien que les femmes âgées restent les principales consommatrices, la croissance la plus rapide des prescriptions a été observée chez les personnes dans la vingtaine.
Les médecins spécialistes mettent en garde contre les risques liés à un traitement non pris en charge des troubles du sommeil, qui peuvent aggraver les pathologies cardiovasculaires, neurologiques et psychiatriques, et augmenter le risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral.
Face à cette situation préoccupante, le député Nam a appelé le gouvernement à intensifier la recherche et à mettre en place des politiques publiques adaptées.
« L’augmentation du nombre de patients, en particulier chez les Coréens âgés de 50 à 70 ans, nécessite des mesures de santé publique ciblées et des approches thérapeutiques plus personnalisées. »
Nam In-soon, députée à l’Assemblée nationale
