Publié le 17 décembre 2025 à 20h38. La série de Noël de la chaîne publique norvégienne NRK, « Nissene i skjul » (Les lutins cachés), suscite une vive réaction sur les réseaux sociaux, entre accusations de moqueries et débats sur ses parodies de figures populaires.
- La série est accusée de se moquer de personnalités publiques, notamment à travers les personnages de « Mette » et « Cato ».
- NRK a démenti que le personnage de « Cato » soit une caricature d’une personne en particulier.
- La série parodie également des figures de la culture numérique et des influenceurs, comme l’ancien coach sportif Coach Engh et la candidate de télé-réalité Øyunn Krogh.
« Nissene i skjul » a rapidement captivé le public norvégien, attirant près de 1,4 million de téléspectateurs pour le premier épisode, ce qui représente environ un quart de la population du pays. Le succès de la série s’explique en partie par sa capacité à générer des discussions sur les réseaux sociaux, où des extraits courts sont largement partagés.
Les critiques se concentrent sur la manière dont la série aborde certains sujets sensibles et sur la représentation de certains personnages. Sur l’application de messagerie Jodel, des internautes ont exprimé leur sentiment d’être visés par les parodies, tandis que d’autres dénoncent un humour jugé déplacé. NRK a réagi à ces critiques en affirmant que le personnage de « Cato » n’était pas inspiré d’une personne réelle.
La série se distingue par ses caricatures de figures contemporaines, notamment dans le domaine de l’influence et du développement personnel. Le personnage de « Frederick » est une parodie de l’influenceur fitness Coach Engh, décédé cet été à l’âge de 22 ans. Selon VG, NRK a confirmé cette inspiration.
D’autres personnages, comme « Mette », sont perçus comme des caricatures de personnes excessivement préoccupées par le politiquement correct. Øyunn Krogh, qui a été comparée à « Mette », a déclaré considérer cela comme un compliment. La série met également en scène des personnages masculins stéréotypés, comme « Stian », qui incarne des attitudes sexistes et des préjugés.
Le succès de « Nissene i skjul » intervient dans un contexte de remise en question des médias traditionnels et de montée en puissance des réseaux sociaux. La série semble avoir trouvé un équilibre entre l’humour satirique et l’observation sociale, ce qui explique son attrait auprès d’un large public. Elle démontre également la capacité de la télévision publique à générer de l’engagement et à susciter des débats, même à l’ère numérique.


