Publié le 23 novembre 2025 07:42:00. Un chirurgien esthétique génois est visé par une enquête pour blessures involontaires après des complications persistantes signalées par une patiente suite à une double réduction mammaire et une abdominoplastie réalisées en 2022.
- Une patiente de 68 ans a porté plainte après avoir subi des douleurs, des saignements et des fuites de pus pendant des années après son intervention chirurgicale.
- Le chirurgien, déjà connu des autorités pour des cas similaires, avait été précédemment condamné et suspendu par l’Ordre des médecins.
- L’enquête porte également sur la conformité de la clinique où les opérations ont été réalisées en termes d’autorisations et d’assurances.
C’est une histoire qui remet en question les pratiques d’un chirurgien esthétique basé à Gênes. Une femme de 68 ans a déposé une plainte au parquet, relatant un véritable calvaire suite à une double réduction mammaire et une abdominoplastie subies en 2022. Selon son témoignage, les complications n’ont cessé depuis l’intervention.
La patiente avait initialement consulté ce chirurgien sur les conseils d’une amie, dans une clinique située dans le quartier de Foce. Elle avait été rassurée quant à la faisabilité des opérations, mais le coût s’élevait à 10 000 euros, payables en espèces. Elle affirme n’avoir pas bénéficié d’un drainage post-opératoire, une pratique courante après une chirurgie invasive.
Rapidement, des douleurs intenses sont apparues. Lorsqu’elle a contacté le chirurgien, il lui aurait assuré qu’il s’agissait d’un déroulement post-opératoire normal et que son état s’améliorerait. Or, la situation a continué de se détériorer, l’obligeant même à changer régulièrement de matelas en raison des fuites de sang. Elle souffre encore aujourd’hui de cicatrices et de douleurs chroniques.
Inquiète, la patiente a consulté un médecin légiste qui lui a révélé que le chirurgien avait déjà été impliqué dans des affaires similaires et qu’elle avait potentiellement mis sa vie en danger. Déterminée à obtenir justice, elle s’est tournée vers Maître Daniele Pomata, son avocat, qui a tenté de contacter le chirurgien esthétique pour obtenir des informations sur sa couverture d’assurance professionnelle et les mesures de réparation envisagées. Toutefois, le chirurgien n’a jamais répondu aux courriers de son avocat.
L’enquête du parquet ne se limite pas aux blessures subies par la patiente. Elle vise également à vérifier la régularité de la clinique en termes d’autorisations médico-sanitaires et de couverture d’assurance. Le passé du chirurgien, déjà condamné et suspendu par l’Ordre des médecins pour des faits similaires, sera également examiné de près.
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