Publié le 19 décembre 2025 à 14h48. Vladimir Poutine a réaffirmé que toute négociation de paix avec l’Ukraine doit se baser sur les exigences russes, tout en exprimant sa confiance dans la progression continue de ses forces sur le terrain, près de quatre ans après le début de l’invasion.
- Le président russe conditionne toute suspension des frappes à longue portée à l’autorisation pour les 5 à 10 millions d’Ukrainiens résidant en Russie de participer aux élections.
- Les États-Unis continuent de chercher un accord, notamment en discutant d’un plan proposé par Donald Trump, mais l’Ukraine refuse de céder des territoires importants.
- Poutine assure que l’économie russe est stable et que les allocations sociales ne seront pas réduites, malgré l’effort de guerre.
Lors d’une conférence de presse marathon vendredi, Vladimir Poutine a clairement indiqué qu’il n’envisage pas de mettre fin à la guerre en Ukraine autrement qu’aux conditions fixées par Moscou. Il a insisté sur le fait que l’initiative stratégique est entièrement entre les mains de l’armée russe, affirmant que les forces russes progressent sur l’ensemble du front, à des rythmes variables.
« L’initiative stratégique est entièrement entre les mains des forces armées russes. Cela signifie que nos forces avancent sur toute la ligne de front, à certains endroits à un rythme plus rapide, à d’autres plus lentement, mais dans toutes les directions. L’ennemi est en retraite. »
Vladimir Poutine, président russe
Le Kremlin organise chaque année cet événement, qui permet à M. Poutine de répondre aux questions de journalistes russes et internationaux, ainsi que de citoyens ordinaires, dans le but de démontrer sa proximité avec les préoccupations de la population. L’édition de cette année semblait particulièrement axée sur la préparation des Russes à une prolongation du conflit.
Pour justifier les combats, M. Poutine a évoqué les allégations, non fondées, d’un commandant militaire décoré concernant des crimes de guerre ukrainiens. Il a également cherché à rassurer les Russes quant à la capacité de la Russie à mener à bien l’opération militaire, en affirmant que la banque centrale avait réussi à maîtriser l’inflation et qu’il n’y aurait pas de réduction des aides sociales.
Les États-Unis tentent également de trouver une issue diplomatique, avec des discussions prévues ce week-end à Miami avec des représentants ukrainiens et russes concernant le plan de Donald Trump. M. Poutine a déclaré que la Russie n’était pas opposée à ce plan, affirmant avoir accepté des « compromis » non précisés lors d’une rencontre avec M. Trump en Alaska en août. Cependant, il a souligné que tout accord de paix devait aborder « la résolution des causes initiales du conflit ».
L’Ukraine, pour sa part, considère que les exigences russes, notamment les concessions territoriales et les limitations de ses capacités de défense, équivalent à une capitulation. Les États-Unis encouragent Kiev à céder certaines régions, notamment le Donbass, en échange de garanties de sécurité renforcées. Une version antérieure du plan de M. Trump ne répondait cependant pas pleinement aux principales demandes russes, notamment en ce qui concerne l’expansion de l’OTAN. M. Poutine a insisté sur le fait que la Russie ne mettrait fin à la guerre « qu’à condition que notre sécurité soit assurée à moyen et long terme ».
« Il n’y en aura plus [wars] si vous nous traitez avec respect et prenez en compte nos intérêts. »
Vladimir Poutine, président russe
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