Un papillon monarque blessé a bénéficié d’une intervention chirurgicale inattendue dans un centre de réadaptation de Long Island, dans l’État de New York. Grâce à une greffe d’aile réalisée avec l’aile d’un congénère décédé, l’insecte a pu retrouver sa capacité à voler et reprendre son chemin migratoire.
L’histoire a commencé lorsque Dagmar Hoffdavis, une habitante de Deer Park, a amené le papillon monarque au Sweetbriar Nature Center à Smithtown. L’aile de l’animal était gravement endommagée, rendant le vol impossible.
Janine Bendicksen, responsable de la réhabilitation de la faune au sein du centre, s’est retrouvée avec les outils nécessaires pour une opération délicate : une main ferme et un accès à des papillons morts. « J’avais justement ce qu’il fallait pour réparer une aile de papillon », a-t-elle expliqué.
Sans anesthésie ni suture, Bendicksen a procédé à la greffe en utilisant de la colle de contact, de la fécule de maïs et un fin fil. L’opération, d’une précision remarquable, n’a duré que cinq minutes. Le papillon s’est vu offrir une nouvelle aile, et donc une nouvelle chance de vivre.
La vidéo de l’intervention, partagée sur les réseaux sociaux, est rapidement devenue virale, atteignant des millions de vues. Bendicksen a ensuite reçu des appels de centres de réhabilitation de la faune du Costa Rica, de Californie et du Minnesota, tous désireux de connaître sa technique.
La procédure consiste à maintenir délicatement le papillon en place à l’aide d’un fil, puis à fixer la nouvelle aile à la partie endommagée grâce à un mélange de fécule de maïs et de colle de contact. Bendicksen a précisé que les ailes des papillons étant dépourvues de nerfs, l’opération n’est pas douloureuse pour l’animal.
Après la greffe, le papillon a été relâché et a immédiatement repris son vol, comme si de rien n’était. Bien que la durée de vie des monarques soit généralement courte – entre deux et six semaines, à l’exception de la génération migratrice qui peut vivre entre six et neuf mois – ce spécimen particulier était en route vers le Mexique, et sa survie est d’autant plus encourageante.
Grâce à cette intervention chirurgicale exceptionnelle, le papillon a désormais toutes les chances de mener à bien sa migration et de profiter pleinement de sa vie.
