Publié le 2024-02-29 14:30:00. Une mère s’inquiète de l’anxiété excessive de sa fille de dix ans envers ses jeunes sœurs et cherche des conseils pour l’aider à retrouver un équilibre émotionnel.
- L’enfant manifeste une hypervigilance constante envers ses sœurs, allant au-delà d’un simple souci fraternel.
- Les commentaires encourageant l’aînée à “aider maman et papa” peuvent involontairement lui conférer une responsabilité excessive.
- La thérapie par le jeu, bien qu’entreprise, ne semble pas encore porter ses fruits, et une réévaluation avec le thérapeute pourrait être bénéfique.
Une mère d’une famille de trois filles se questionne sur le comportement de son aînée, âgée de dix ans. L’enfant, décrite comme gentille, sportive et pleine de vie, semble incapable de se détacher de ses sœurs plus jeunes. Elle ressent le besoin constant de savoir où elles se trouvent, même lorsqu’elles sont toutes à la maison. Cette inquiétude, bien que témoignant d’un fort attachement, prend une ampleur qui préoccupe ses parents.
Selon la psychothérapeute pour enfants, Dr. Joanna Fortune, il est courant que les parents, à l’arrivée d’un nouveau bébé, encouragent l’aîné en lui disant : « Quelle grande sœur tu es » ou « Tu dois aider maman et papa à prendre soin du bébé ». Ces remarques, bien intentionnées, peuvent involontairement laisser l’enfant avec le sentiment d’une nouvelle et importante responsabilité. « Les mots peuvent avoir un impact lourd sur un jeune enfant qui pense encore très littéralement », explique-t-elle.
Au-delà de ce sentiment de responsabilité, la psychothérapeute suggère que l’enfant pourrait présenter des tendances anxieuses plus générales. Elle s’interroge sur le caractère de l’enfant : est-elle naturellement prudente, hésitante face aux activités à risque (adaptées à son âge) ? Encourager la prise de risque contrôlée, à travers des sports d’équipe ou des activités nouvelles, peut aider l’enfant à développer sa confiance en elle et à dépasser ses limites.
Il est également conseillé d’inscrire la jeune fille à une activité où ses sœurs ne sont pas présentes, afin qu’elle puisse se concentrer sur elle-même et développer son individualité. La thérapie par le jeu, déjà en cours, est une approche pertinente, mais il est important de s’assurer qu’elle est efficace. Les parents peuvent demander une séance de réévaluation avec le thérapeute pour discuter des observations et des thèmes qui émergent, et ainsi mieux comprendre le processus thérapeutique.
« Votre fille a l’air d’une enfant adorable et attentionnée », souligne la Dr. Fortune. « Cependant, son hypervigilance anxieuse indique qu’elle éprouve des difficultés dans son développement émotionnel, qui peuvent être travaillées à la maison, par des moments de partage, des jeux sensoriels ou des exercices de respiration, en complément de sa thérapie par le jeu. »
Si vous avez une question pour la psychothérapeute pour enfants Dr. Joanna Fortune, veuillez l’envoyer à [email protected].
