Publié le 17 décembre 2025 15:18:00. Une vague d’attaques attribuées à l’Armée de libération nationale (ELN) a semé la terreur dans plusieurs régions de Colombie après la fin d’une trêve armée, faisant au moins cinq morts et touchant une vingtaine de départements.
- Près de 60 attaques ont été recensées dans des régions clés comme Santander, Antioquia et Norte de Santander.
- Deux policiers ont été tués dans des explosions à Cali, tandis qu’un civil a perdu la vie dans le département de Santander.
- Les autorités enquêtent sur la mort de deux jeunes hommes à Cúcuta et ont enregistré des incidents à travers le pays, notamment des blocages routiers et la découverte d’engins explosifs.
La fin de la trêve nationale décrétée par l’ELN, le mercredi 13 décembre à 6 heures du matin, a coïncidé avec une recrudescence de la violence dans plusieurs régions de Colombie. Les forces de l’ordre et les populations civiles ont été les principales cibles de ces attaques, qui ont plongé certaines zones dans un climat de peur et d’incertitude.
Le département de Norte de Santander a été particulièrement touché, avec des incidents violents signalés à Villa del Rosario et à Cúcuta. Les autorités locales enquêtent notamment sur les circonstances du décès de deux jeunes hommes retrouvés dans cette dernière ville. Des blocages routiers et la découverte d’engins explosifs ont également perturbé la circulation entre Cúcuta et Pampelune.
Dans la région occidentale du pays, la ville de Cali a été secouée par des explosions près d’un poste de police et d’une voiture de patrouille. Ces attentats ont malheureusement entraîné la mort de deux agents et ont nécessité la fermeture de la zone pour permettre aux forces de sécurité de mener des opérations de déminage et de prévention.
D’autres incidents ont été recensés dans le département d’Antioquia, où un bus a été incendié près de Valdivia et un engin explosif a détoné à Copacabana. Selon les premiers bilans des autorités, les attaques se sont étendues à d’autres régions de l’est et de l’ouest du pays.
Les autorités continuent d’enquêter sur ces événements et de renforcer la sécurité dans les zones les plus vulnérables. L’ELN, un groupe armé illégal actif depuis des décennies en Colombie, n’a pas revendiqué officiellement l’ensemble de ces attaques, mais les forces de l’ordre les lui attribuent fermement.
