Publié le 22 octobre 2025 à 09h13. Une vaste enquête européenne sur une fraude aux déchets a conduit à des perquisitions aux Pays-Bas, notamment dans le Brabant-Septentrional, ciblant un commerçant d’engrais suspecté d’être un acteur clé d’un réseau criminel illégalement impliqué dans le traitement des déchets.
Dans le cadre d’une importante enquête menée par les autorités belges sur une fraude aux déchets, des perquisitions ont eu lieu aux Pays-Bas, notamment au domicile et dans l’entrepôt d’un revendeur d’engrais à Baarle-Nassau. L’homme, considéré comme un suspect majeur, n’a pas été interpellé car il était absent de son domicile au moment de l’opération.
L’enquête se concentre sur une organisation criminelle opérant dans la zone frontalière entre le Brabant-Septentrional et la Belgique, accusée de traiter illégalement des déchets. Selon les premières investigations, ces déchets seraient enfouis ou mélangés à du fumier.
Des sources proches de l’enquête ont révélé à BN DeStem que l’organisation en question est composée de « nettoyeurs » acceptant des déchets dangereux et les faisant disparaître par enfouissement ou mélange avec du fumier. Ces déchets incluraient notamment des déchets chimiques provenant de laboratoires pharmaceutiques et de l’amiante issu de la démolition de bâtiments agricoles.
Six personnes, âgées de 32 à 63 ans, ont été arrêtées en Belgique dans le cadre de cette affaire.
Arme illégale et sommes considérables
Le revendeur d’engrais néerlandais dont le domicile a été perquisitionné a déjà été impliqué dans des affaires judiciaires. Il a reconnu sa participation à une fraude liée au traitement du fumier et à la production de biogaz, une activité qui lui aurait permis d’amasser des millions d’euros. Le tribunal de Den Bosch doit statuer sur sa peine en décembre prochain.
Au total, trois perquisitions ont été menées aux Pays-Bas. Outre le domicile du revendeur de fumier à Baarle-Nassau, les locaux d’une entreprise partenaire à Esbeek ont également été fouillés. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une enquête plus large sur des activités criminelles. Lors d’une des perquisitions, une arme illégale a été découverte et 430 000 euros ont été saisis.
L’enquête se poursuit pour déterminer l’étendue de la fraude et identifier tous les acteurs impliqués.
