Publié le 17 janvier 2026. Les autorités chinoises examinent de près le rachat de la startup d’intelligence artificielle Manus par le géant américain Meta, une opération d’une valeur estimée à 2 milliards de dollars américains (environ 1 000 000 roupies). Cette enquête intervient dans un contexte de contrôle accru des technologies par Pékin.
- Le ministère chinois du Commerce étudie les transferts de personnel et de technologie de Manus vers Singapour.
- L’acquisition par Meta pourrait être soumise à une autorisation d’exportation en vertu de la législation chinoise.
- Manus s’est fait connaître pour son agent d’IA généraliste, capable d’agir de manière autonome avec moins d’instructions que ses concurrents.
Pékin a ouvert une enquête concernant l’acquisition de Manus par Meta, selon des informations rapportées par Reuters ce samedi. Les autorités chinoises cherchent à déterminer si le transfert de technologies et de personnel de la startup vers Singapour, ainsi que la vente à Meta, nécessitent un permis d’exportation. Cette procédure s’inscrit dans le cadre de la loi chinoise sur le contrôle des exportations.
L’opération, estimée entre 2 et 3 milliards de dollars américains, a été finalisée le mois dernier. Manus, basée à Singapour, a récemment attiré l’attention du public en lançant ce qui est présenté comme le premier agent général d’intelligence artificielle au monde. Cette technologie se distingue par sa capacité à prendre des décisions et à exécuter des tâches de manière autonome, réduisant considérablement le besoin d’instructions détaillées par rapport à des systèmes concurrents tels que ChatGPT et DeepSeek.
Bien que l’évaluation soit à un stade préliminaire et ne conduise pas nécessairement à une enquête formelle, les exigences de licence pourraient donner à Pékin un levier pour influencer la transaction. Dans des cas extrêmes, ces exigences pourraient même conduire à l’annulation de l’accord.
(ili/hns)
