Publié le 31 décembre 2025 à 18h04. Des accusations de sabotage ont été portées suite au récent déraillement d’un train du projet ferroviaire interocéanique, tandis que l’enquête se poursuit pour déterminer les causes de l’accident qui a fait plusieurs victimes.
- Juncal Solano, influenceuse et membre du parti Morena, accuse la maire d’Uruapan, Grecia Quiroz, d’être impliquée dans des actes de sabotage.
- Le chef du PRI, Alejandro Moreno, demande la suspension des travaux du train interocéanique et des contrôles techniques indépendants.
- L’accident ferroviaire, survenu le 28 décembre, a causé la mort de 13 personnes et blessé 98 autres.
Des accusations graves ont été formulées à la suite du déraillement d’un wagon du Train Interocéanique survenu le dimanche 28 décembre. Juncal Solano, une figure influente sur les réseaux sociaux et membre du parti Morena, a publiquement accusé Grecia Quiroz, la maire d’Uruapan, d’être impliquée dans un possible sabotage des voies ferrées.
Lors d’une émission en direct, Solano a affirmé, sans fournir de preuves tangibles, que l’épouse de Carlos Manzo aurait également participé à des actions visant à déstabiliser et à contrecarrer le projet de « quatrième transformation » du gouvernement actuel.
Parallèlement, Alejandro Moreno, dirigeant du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), a appelé le gouvernement mexicain à suspendre immédiatement la construction et l’exploitation du Train Interocéanique. Il a plaidé pour la réalisation de contrôles techniques indépendants afin de garantir la sécurité et la fiabilité des infrastructures.
Qui est Juncal Solano, l’accusatrice de Grecia Quiroz ?
Juncal Solano est une influenceuse et animatrice d’une émission en ligne où elle commente l’actualité politique mexicaine. Elle est également membre du parti Morena, au pouvoir. Selon ses informations officielles, Juncal Solano est conseillère municipale et présidente de la Commission de planification pour le développement de logements urbains, ruraux et populaires à Tonalá, dans l’État de Jalisco.
Solano se décrit comme une créatrice de contenu et une commentatrice politique sur sa chaîne YouTube, « El Charro Político ». Son profil, disponible sur le site web du gouvernement de Tonalá, indique qu’elle vise à « combattre l’infodémie » des médias traditionnels, qu’elle accuse d’attaquer le projet politique de Morena.
Dans le cadre de son engagement politique au sein de Morena, Juncal Solano a été candidate à un poste de représentante locale à Zapopan, Jalisco. Elle a également participé en tant que conférencière à l’organisation Relais générationnel et a été porte-parole de Claudia Sheinbaum Pardo lors de sa campagne présidentielle.
Les accusations de Juncal Solano contre Grecia Quiroz et le déraillement
Sur sa chaîne YouTube, Juncal Solano a déclaré détenir des « informations de dernière minute » et a affirmé qu’il « ressort » que Grecia Quiroz serait impliquée dans des actes visant à nuire au projet de « quatrième transformation ».
Solano a également souligné que les dirigeants de l’opposition, issus du PRI et d’autres partis, avaient critiqué le gouvernement de manière coordonnée suite à l’accident ferroviaire.
Elle a rappelé que le Train Interocéanique est un projet phare du gouvernement Morena, promu par l’ancien président Andrés Manuel López Obrador.
Le déraillement du Train Interocéanique s’est produit le dimanche 28 décembre, causant la mort de 13 personnes et blessant 98 autres, dont 36 restent hospitalisées.
Mardi, le Bureau du Procureur général (FGR) a annoncé qu’il s’efforçait de clarifier les circonstances du déraillement. Les documents du train sont examinés, des inspections ont été menées sur le site de l’accident et le personnel à bord a été interrogé.
La Marine, qui exploite le Train Interocéanique, a déclaré que les voies avaient été vérifiées et étaient en bon état de fonctionnement avant l’incident. Selon l’amiral Raymundo Morales, la locomotive principale a quitté les rails, chutant sur une pente d’environ 7 mètres et entraînant un wagon avec elle, tandis qu’un autre est resté suspendu.
