Publié le 16 janvier 2025 à 10h15. Le domicile d’une journaliste du Washington Post a été perquisitionné par le FBI dans le cadre d’une enquête sur des fuites présumées d’informations classifiées du Pentagone, une affaire qui soulève des inquiétudes quant à la liberté de la presse aux États-Unis.
- Le FBI a perquisitionné le domicile de Hannah Natanson, journaliste au Washington Post.
- L’enquête porte sur la divulgation présumée d’informations classifiées par un sous-traitant du Pentagone.
- L’administration Trump a réagi en affirmant qu’elle ne tolérera pas les fuites d’informations sensibles.
Les autorités américaines ont mené une perquisition au domicile de Hannah Natanson, une journaliste du Washington Post, dans le cadre d’une enquête sur des fuites d’informations classifiées provenant du ministère de la Défense, plus communément appelé le Pentagone. La procureure générale Pam Bondi a indiqué que la journaliste aurait obtenu et publié des informations divulguées illégalement par un sous-traitant du Pentagone.
Selon le Washington Post, les agents fédéraux ont saisi l’ordinateur portable professionnel, l’ordinateur personnel, le téléphone portable et la montre connectée de Natanson lors de la perquisition effectuée en Virginie, près de Washington. Les agents ont précisé à la journaliste qu’elle n’était pas la cible principale de l’enquête.
L’enquête se concentre également sur Aurelio Perez-Lugones, un administrateur système ayant une habilitation de sécurité de haut niveau. Il est accusé d’avoir emporté chez lui des documents de renseignement qu’il avait trouvés dans sa boîte à lunch et dans sa cave. Perez-Lugones, qui a précédemment servi dans la marine américaine, a été arrêté la semaine dernière dans le Maryland, selon des documents judiciaires qui ne mentionnent aucun contact avec des journalistes.
Sur les réseaux sociaux, Pam Bondi a déclaré :
« Le divulgateur d’informations est actuellement derrière les barreaux. L’administration Trump ne tolérera pas les fuites illégales d’informations classifiées qui, si elles sont signalées, présentent de graves risques pour la sécurité nationale de notre pays. »
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’administration Trump et les médias. En décembre dernier, Hannah Natanson avait révélé avoir publié son numéro de téléphone sécurisé sur un forum en ligne fréquenté par des fonctionnaires, ce qui avait conduit de nombreux d’entre eux à la contacter pour lui faire part de leurs expériences concernant les coupes budgétaires et les changements politiques mis en œuvre pendant le second mandat de Trump.
Par ailleurs, le ministère de la Défense a récemment restreint l’accès des médias à l’intérieur du Pentagone, obligeant certains médias à quitter leurs bureaux et à réduire considérablement le nombre de points de presse organisés pour les journalistes. Plusieurs médias américains et internationaux, dont The New York Times, AP, AFP et Fox News, ont refusé de se conformer aux nouvelles règles et se sont vus retirer leur accès à la presse.
