Les aéroports de Californie du Sud et du New Jersey ont été confrontés dimanche à d’importants retards de vols en raison d’une pénurie de contrôleurs aériens, conséquence directe de la fermeture partielle du gouvernement fédéral américain.
La situation était particulièrement critique à l’aéroport international de Newark Liberty, dans le New Jersey, où les retards de départs atteignaient en moyenne plus de 3 heures et demie. Entre 19h et 20h, heure de l’Est, les passagers devaient s’attendre à une attente moyenne de 4 heures et demie. Plus au sud, les aéroports de San Diego et de Los Angeles (LAX) ont également subi des perturbations significatives.
Selon les avis émis par le centre de commandement du système de contrôle du trafic aérien de la FAA (Federal Aviation Administration), les retards à San Diego devraient culminer à près d’une heure et vingt minutes entre 21h et 22h. À LAX, les vols arrivant devraient accuser un retard d’environ une heure et demie entre 20h et 22h. Les avis de la FAA attribuaient ces difficultés à un manque de « personnel », précisant pour San Diego un problème de « personnel dans la tour de contrôle ».
La FAA avait averti, depuis le début de la fermeture du gouvernement fédéral le 1er octobre, que des perturbations étaient à prévoir dans les aéroports en raison d’un effectif réduit. Les contrôleurs aériens sont contraints de travailler sans salaire pendant la fermeture et ne perçoivent un salaire rétroactif qu’une fois qu’un accord budgétaire est trouvé au Congrès. Cette situation a entraîné une pénurie de personnel dans les tours de contrôle à travers le pays.
À ce stade, Newark Liberty et les aéroports californiens de San Diego et Los Angeles sont les seuls à avoir émis des avis de retards au sol. La FAA n’a pas communiqué d’horizon concernant la fin de ces perturbations.
