Publié le 20 octobre 2025 13:49:00. Les ministres de l’Énergie de l’Union européenne ont validé un accord historique visant à mettre fin à l’importation de gaz russe d’ici la fin de 2027, une étape cruciale pour réduire la dépendance énergétique du continent et renforcer son autonomie stratégique.
- L’UE s’engage à interdire complètement les importations de gaz russe d’ici fin 2027.
- Les contrats à court terme seront interrompus dès mi-juin, tandis que les contrats à long terme seront progressivement abandonnés après 18 mois.
- Des dérogations sont prévues pour certains pays enclavés, notamment la Hongrie et la Slovaquie, qui n’ont pas soutenu l’interdiction.
Cette décision intervient dans le cadre du plan Repower EU, une initiative plus large de l’Union européenne visant à diversifier ses sources d’énergie et à accélérer la transition vers les énergies renouvelables. L’objectif est de se libérer durablement des combustibles fossiles russes, en particulier depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.
L’accord conclu à Luxembourg marque une avancée significative, mais nécessite encore l’approbation du Parlement européen. Les eurodéputés plaident pour une suppression encore plus rapide du gaz russe et envisagent des sanctions sur les importations de pétrole russe dès le début de l’année prochaine, dans l’espoir de parvenir à un accord final avant la fin de 2025.
Parallèlement à cette interdiction, l’UE étudie la possibilité d’imposer des sanctions sur les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe à partir de début 2027. Cette proposition, qui requiert l’unanimité des États membres, suscite encore des débats.
L’Europe est également soumise à des pressions de la part des États-Unis pour qu’elle réduise ses liens énergétiques avec la Russie et augmente ses achats de GNL américain. Une déclaration commune sur le commerce a été publiée, prévoyant des contrats énergétiques d’une valeur totale de 750 milliards de dollars (environ 113 000 milliards de yens) sur les trois prochaines années.
Actuellement, la Russie fournit environ 15 % des importations de GNL de l’UE, se positionnant comme son deuxième fournisseur après les États-Unis. Ces importations représentent un coût mensuel estimé entre 500 et 700 millions d’euros.
« C’est une décision non seulement pour le conflit actuel, mais aussi pour l’avenir. Nous ne devons plus jamais commettre les mêmes erreurs. »
Kadri Simson, Commissaire européenne à l’énergie
Cette décision s’inscrit dans une volonté de l’Union européenne de renforcer sa sécurité énergétique et de réduire sa vulnérabilité face aux fluctuations géopolitiques. L’UE entend diversifier ses sources d’approvisionnement et investir massivement dans les énergies renouvelables pour assurer un avenir énergétique plus durable et indépendant.
