Publié le 24 septembre 2025. Robert F. Kennedy Jr., candidat à la présidence américaine, s’inspire de la stratégie européenne en matière de vaccination contre le Covid-19 pour remettre en question les recommandations de santé publique aux États-Unis, tout en adoptant des positions controversées sur d’autres sujets de santé.
- Robert F. Kennedy Jr. a évoqué les différences entre le système de santé américain et européen pour justifier une approche plus restrictive de la vaccination contre le Covid-19 aux États-Unis.
- L’Europe a adopté une approche plus ciblée de la vaccination contre le Covid-19 que les États-Unis, en limitant l’éligibilité aux personnes les plus à risque.
- Kennedy Jr. a également mis en garde contre l’utilisation du paracétamol (Tylenol) pendant la grossesse, affirmant un lien avec l’autisme.
Lors d’une rencontre avec des députés européens de droite, dans le cadre du lancement du mouvement Make Europe Healthy Again (MEHA) avec le groupe des Patriotes pour l’Europe, Robert F. Kennedy Jr. a souligné les spécificités du système de santé américain.
« Nous n’avons pas une médecine socialisée de la même manière que vous, et nous avons des barrières pour garantir la confidentialité des patients »
Robert F. Kennedy Jr.
Il a notamment justifié la volonté de contrôler plus strictement l’accès aux vaccins contre le Covid-19 en se référant à l’approche européenne.
Pendant la pandémie, les États-Unis ont initialement proposé la vaccination contre le Covid-19 à toute personne de plus de six mois, avec des rappels annuels. L’Europe, en revanche, a privilégié une stratégie plus prudente, en ciblant les populations les plus vulnérables et en tenant compte des effets secondaires potentiels. Des études ont suggéré que les jeunes hommes et les adolescents pouvaient être plus susceptibles de développer une rare maladie cardiaque après la vaccination, ce qui a influencé les décisions européennes.
Kennedy Jr., connu pour ses positions critiques envers certains vaccins, a donc utilisé l’exemple européen pour appuyer ses arguments en faveur d’une restriction de l’accès à la vaccination aux États-Unis. Parallèlement, il a intensifié sa campagne Make America Health Again (MAHA) en mettant en garde les femmes enceintes contre l’utilisation du paracétamol (Tylenol), affirmant qu’il existait un lien entre son utilisation et l’augmentation des taux d’autisme aux États-Unis.
Ces prises de position, souvent controversées, s’inscrivent dans une stratégie globale visant à remettre en question les recommandations de santé publique établies et à promouvoir une approche alternative de la médecine.
