Publié le 10 décembre 2025 à 23h43. Le président vénézuélien Nicolás Maduro a relancé l’idée d’une refondation de la Grande Colombie, un projet politique datant du XIXe siècle, tout en critiquant fermement l’interventionnisme américain dans la région.
- Nicolás Maduro a appelé à la refondation de la Grande Colombie, évoquant des villes spécifiques des deux pays qui pourraient en faire partie.
- Il a plaidé pour une amnistie générale et un gouvernement de transition au Venezuela, insistant sur la nécessité d’une plus grande démocratie.
- Maduro a dénoncé l’intervention américaine au Venezuela et en Amérique latine, citant des exemples de conflits internationaux.
Dans un discours prononcé publiquement depuis Caracas ce mercredi, Nicolás Maduro a lancé un appel direct au peuple colombien :
« Je dis au peuple colombien : le plus tôt possible, nous devons refonder la Grande Colombie. »
Il a ensuite suggéré que les nations voisines devraient s’unir pour former un seul grand pays, sans préciser les modalités d’une telle union. Il a mentionné plusieurs villes colombiennes et vénézuéliennes qui, selon lui, devraient intégrer cette nouvelle entité politique.
Parallèlement à cet appel à l’unité régionale, Maduro a abordé la situation politique intérieure du Venezuela. Sur son compte X (anciennement Twitter), il a déclaré :
« Le problème au Venezuela, c’est plus de démocratie et il est temps d’avoir une amnistie générale et un gouvernement de transition avec l’inclusion de tous. »
Il a insisté sur la nécessité d’une plus grande participation politique et d’un dialogue national pour sortir de la crise que traverse le pays.
Le président vénézuélien a également profité de cette occasion pour dénoncer l’influence des États-Unis dans la région. Il a affirmé :
« La patrie de Bolívar ne doit pas être envahie, même par des étrangers, ni par des discours vides de sens, ni par des prisons d’âmes. La patrie de Bolívar est défendue avec plus de démocratie et de souveraineté. »
Il a également exigé la fin de ce qu’il qualifie d’« interventionnisme illégal et brutal » du gouvernement américain au Venezuela et en Amérique latine. Il a comparé l’intervention américaine à des conflits passés, déclarant :
« Plus de Vietnam, plus de Somalie, plus d’Irak, plus d’Irak, plus de Libye, plus d’Afghanistan. Assez de guerres, assez de massacres impériaux. »
Maduro a également critiqué les actions de l’administration Trump, notamment en référence à la saisie d’un pétrolier, assurant qu’il s’agissait du « plus gros pétrolier jamais saisi ».
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre le Venezuela et les États-Unis, ces derniers exerçant une pression importante sur le régime de Maduro pour qu’il cède le pouvoir. La situation politique au Venezuela reste fragile, et l’avenir de la Grande Colombie, un projet historique porteur d’idéaux d’unité latino-américaine, demeure incertain.
