Gijón – Pablo Cabral, 65 ans, se bat contre la maladie, mais son accès aux soins est compromis par une situation de logement désespérée. Ses nièces lancent un appel au secours, craignant que le manque d’un logement adapté ne l’empêche de recevoir le traitement vital dont il a besoin.
Hospitalisé depuis trois semaines, l’état de santé de M. Cabral se détériore rapidement. Il a perdu quatre à cinq kilos supplémentaires en seulement quatre jours, s’ajoutant à une perte de poids de 14 kilos subie récemment. Ses nièces, Jessica del Pozo Cabral et María Antonia López Cabral, témoignent de l’impossibilité pour leur oncle de monter les cinq étages de son immeuble sans ascenseur, rendant les visites et les déplacements vers l’hôpital extrêmement difficiles.
« Il ne quitte la maison que lorsqu’il tombe malade », explique María Antonia. L’ambulance peut le prendre en charge, mais ne peut ni le monter ni le descendre dans son immeuble. Ses sœurs aînées ne peuvent plus lui rendre visite, et la situation actuelle l’isole de tout soutien familial.
M. Cabral souffre d’une longue liste de problèmes de santé, dont un cancer de l’œsophage, des complications respiratoires suite à une trachéotomie pour une tumeur à la gorge, et trois opérations de la hanche. Il doit débuter un cycle de 28 séances de radiothérapie et une chimiothérapie, mais son oncologue à l’hôpital Cabueñes a souligné qu’il est « impossible de faire face à ce traitement en augmentant et en diminuant d’un cinquième chaque jour », en raison de son état physique et de son accès difficile aux soins.
Depuis deux mois et demi, Jessica et María Antonia se démènent pour trouver un logement abordable pour leur oncle, « depuis que le nouveau cancer a été détecté ». Elles ont contacté les services sociaux du centre de santé El Llano, de l’hôpital Cabueñes et de l’Association espagnole contre le cancer, mais leurs démarches se sont heurtées à des obstacles. « Elles nous envoient d’un endroit à un autre et nous disent qu’il n’y a pas d’appartements, même si nous savons qu’il y en a. Le problème est une mauvaise gestion », déplorent-elles.
La première demande de logement avait été faite il y a huit ans, après sa première opération de la hanche, mais avait été rejetée car M. Cabral ne remplissait pas les conditions. Aujourd’hui, ses nièces plaident pour un logement au rez-de-chaussée ou avec ascenseur. « Nous voulons seulement un étage avec ascenseur ou un premier étage », implorent-elles. « Pour qu’il puisse commencer un traitement, sortir prendre l’air et se raccrocher à nouveau à la vie. »
Elles expriment leur désespoir face à la situation : « C’est très triste que la santé de notre tante dépende de l’obtention d’un appartement. » Elles craignent même que les autorités ne le laissent « mourir » faute d’un accès adéquat aux soins. « Nous en sommes venus à penser qu’ils le laissent mourir », confient-elles, la voix empreinte d’amertume.
