Publié le 26 octobre 2025 21:11:00. Une étude génétique menée auprès d’une large cohorte de patients indiens atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA) révèle des particularités génétiques distinctes, soulignant l’importance des tests précoces pour une prise en charge personnalisée.
- Des mutations du gène SOD1 sont les plus fréquemment identifiées chez les patients indiens atteints de SLA.
- L’étude identifie également des variants dans d’autres gènes, notamment TARDBP, SQSTM1, NEK1, ainsi que des variants rares dans SETX, SLA2, DISC1, CNTN4 et MATR3.
- Ces découvertes contribuent à mieux comprendre le paysage génétique de la SLA dans une population jusqu’alors sous-représentée dans la recherche.
La sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie neurodégénérative fatale, se caractérise par une grande hétérogénéité clinique et génétique. Bien que des variations régionales et des profils de survie spécifiques aient été suggérés, les données concernant la SLA en Inde restaient limitées. Une nouvelle étude, impliquant 238 patients atteints de SLA cliniquement confirmée à travers le pays, vient combler cette lacune en définissant le spectre génétique de la maladie au sein de la population indienne.
Les chercheurs ont exclu les patients porteurs d’extensions répétées du gène C9orf72, une cause fréquente de SLA dans d’autres populations. Ils ont ensuite réalisé des analyses génétiques approfondies, incluant des panels ciblés, le séquençage complet de l’exome et le criblage de panels de gènes associés à la SLA. Les variants identifiés ont été classés en fonction de leur fréquence allélique, de leur prédiction in silico et des critères établis par l’American College of Medical Genetics (ACMG).
Les résultats de l’étude révèlent que des variants pathogènes ou probablement pathogènes ont été identifiés chez 13 patients (6,8 %). Les mutations du gène SOD1 se sont avérées les plus fréquentes, suivies par des variants dans les gènes TARDBP, SQSTM1, et NEK1. De plus, des variants de signification incertaine ont été fréquemment observés, notamment dans le gène SQSTM1, suggérant un rôle potentiel dans la modification de la progression de la maladie. Des variants rares ou inédits ont également été détectés dans d’autres gènes, tels que SETX, SLA2, DISC1, CNTN4 et MATR3.
Cette étude, l’une des plus vastes réalisées à ce jour sur la génétique de la SLA en Inde, met en évidence des différences spécifiques à la population. La prédominance des mutations SOD1 souligne la nécessité de tests génétiques précoces, en particulier à mesure que des thérapies ciblées sur les gènes deviennent disponibles. L’identification récurrente de variants dans le gène SQSTM1 suggère également des effets modificateurs qui méritent d’être étudiés plus en profondeur par des analyses fonctionnelles. Ces découvertes contribuent à élargir la compréhension du paysage génétique de la SLA et ouvrent la voie à des approches de médecine de précision adaptées à la population indienne.
Les mots-clés associés à cette recherche sont : sclérose latérale amyotrophique ; séquençage de l’exome ; épidémiologie génétique ; population indienne ; neurodégénérescence.
