Publié le 2025-11-02 21:37:00. Une semaine après la proclamation de l’état d’urgence par le président José Jerí, le gouvernement affiche une détermination affichée dans la lutte contre la criminalité, tout en soulignant la nécessité d’une approche stratégique et transparente pour des résultats durables.
- Le gouvernement envisage la création d’une unité spéciale dédiée à la lutte contre l’extorsion et les assassinats à gages, avec des contrôles réguliers par polygraphie et des primes pour garantir l’intégrité des agents.
- La mise en place d’un système de signalement sécurisé et anonyme est jugée cruciale pour encourager la collaboration citoyenne et protéger les victimes.
- Une coopération internationale avec les pays ayant une expérience avérée dans la lutte contre le crime organisé, ainsi qu’un programme de récompenses pour les informations fiables, sont également envisagés.
L’état d’urgence, décrété il y a sept jours, a permis un déploiement visible des forces de l’ordre et de l’armée dans les rues, ainsi que des opérations ciblées en milieu pénitentiaire. Le président Jerí a réaffirmé son engagement à combattre la criminalité avec fermeté, faisant de cette lutte une priorité de son gouvernement. Cependant, les autorités reconnaissent que la réponse initiale, bien que nécessaire, doit être complétée par une stratégie à long terme.
Pour passer d’une approche réactive à une intelligence stratégique, le gouvernement envisage plusieurs mesures clés. Parmi celles-ci figure la création d’une unité spéciale, dédiée à la traque des réseaux d’extorsion et des tueurs à gages. Les agents de cette unité seraient soumis à des tests de vérification de la crédibilité (polygraphie) à intervalles réguliers et bénéficieraient de primes de risque pour garantir leur intégrité. Parallèlement, un système de signalement sécurisé et anonyme sera mis en place pour encourager les citoyens à dénoncer les activités criminelles, tout en assurant la protection des victimes.
Conscient de la complexité du problème, le gouvernement entend également solliciter l’expertise internationale. Une coopération avec les pays ayant démontré une efficacité dans la lutte contre le crime organisé est à l’étude. De plus, un programme de récompenses sera établi pour inciter à la fourniture d’informations fiables, tout en préservant l’anonymat des informateurs. Enfin, les autorités souhaitent lever le secret bancaire sur les comptes liés à des activités criminelles et investir massivement dans le renseignement technologique, notamment l’interception et la géolocalisation, afin d’anticiper les actions des délinquants.
L’état d’urgence a démontré la volonté politique de s’attaquer à la criminalité, mais les responsables insistent sur le fait que la sécurité durable ne peut être construite que sur des bases solides : une stratégie claire, une transparence totale et des résultats concrets.
