L’ancien vice-président américain JD Vance a plaidé mercredi pour une réduction significative de l’immigration légale, estimant qu’il est nécessaire de repenser les chiffres actuellement acceptés aux États-Unis. Ses déclarations interviennent alors que le débat sur les politiques migratoires s’intensifie.
S’exprimant devant des étudiants de l’Université du Mississippi lors d’un événement organisé par Turning Point USA, Vance a adopté un ton argumentatif, rappelant le style de Charlie Kirk, fondateur de l’organisation assassiné. Il a affirmé que le nombre actuel d’immigrants légaux admis est « bien supérieur à ce qu’il devrait être », sans toutefois avancer de chiffre précis lorsqu’il a été interpellé à ce sujet.
Vance a vivement critiqué la politique d’immigration de l’administration Biden, qu’il juge trop permissive et susceptible de déstabiliser le tissu social américain. « Quand une situation comme celle-ci se produit, il est impératif de permettre à la société de se réorganiser, de forger un sentiment d’identité commune, afin que les nouveaux arrivants – ceux qui resteront – puissent s’intégrer à la culture américaine », a-t-il déclaré. Il a ajouté qu’il fallait, selon lui, être prudent quant à toute nouvelle vague d’immigration.
Au-delà de l’immigration, Vance a également insisté sur la nécessité d’éviter l’engagement des États-Unis dans des « conflits étrangers inutiles ». Il a salué la diplomatie du président Donald Trump au Moyen-Orient, évoquant notamment la frappe contre des installations nucléaires iraniennes. Ces propos interviennent alors que l’administration américaine intensifie sa pression sur le Venezuela et intercepte des navires soupçonnés de transporter des drogues, une pratique déjà employée sous l’administration Trump.
Interrogé sur le déploiement de la Garde nationale par Trump dans des villes dirigées par des démocrates, et sur le risque que de futurs présidents utilisent ce pouvoir à des fins partisanes, Vance a minimisé les inquiétudes de ses alliés. Il a justifié les actions de Trump contre ses adversaires politiques en rappelant sa propre accusation, sous l’administration Biden, de rétention illégale de documents classifiés et de tentative de remise en question des résultats de l’élection présidentielle de 2020. Ces accusations ont finalement été abandonnées après son élection pour un second mandat il y a un an.
« Nous ne pouvons pas renoncer à agir par crainte de ce que la gauche pourrait faire à l’avenir », a-t-il affirmé. « La gauche agira de toute façon, que nous le fassions ou non. »
L’événement a été marqué par la présence d’Erika Kirk, la veuve de Charlie Kirk, qui a repris le rôle de son mari au sein de Turning Point. Elle a décrit sa présence sur le campus comme une « reconquête spirituelle », soulignant l’attachement de son mari aux universités et sa volonté de les orienter vers la droite. Vêtue d’une chemise blanche portant le mot « liberté », comme celle que portait son mari au moment de son assassinat, Erika Kirk a exhorté les jeunes conservateurs chrétiens à défendre leurs convictions avec courage, sans craindre les conséquences sociales.
« Si vous avez peur de perdre un ami, j’ai perdu le mien », a-t-elle déclaré avec émotion. « J’ai perdu mon meilleur ami. »
