Publié le 9 janvier 2026. L’Indonésie a été élue à la présidence du Conseil des droits de l’homme des Nations unies (CDHNU) pour l’année 2026, une première pour le pays depuis la création de l’instance en 2006. Cette nomination intervient alors que le Conseil célèbre son 20e anniversaire.
- L’Indonésie assumera la présidence de toutes les sessions et supervisera les travaux du CDHNU tout au long de l’année 2026.
- L’ambassadeur Sidharto Reza Suryodipuro, représentant permanent adjoint de l’Indonésie auprès de l’ONU à Genève, dirigera les travaux du Conseil.
- Jakarta s’engage à exercer un leadership impartial, inclusif et équilibré sur les questions relatives aux droits de l’homme.
L’élection de l’Indonésie à la présidence du CDHNU a été officiellement confirmée le 8 janvier 2026, lors de la première réunion d’organisation du Conseil à Genève. Cette nomination fait suite à l’approbation de sa candidature par les membres du Groupe Asie-Pacifique (APG) le 23 décembre 2025, selon un communiqué du ministère indonésien des Affaires étrangères.
Le gouvernement indonésien a mené une intense campagne diplomatique pour obtenir ce poste, mobilisant ses missions à travers le monde et sollicitant le soutien des pays amis. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer le rôle de l’Indonésie sur la scène multilatérale, conformément aux directives de la direction nationale.
La Mission permanente de l’Indonésie auprès des Nations unies à Genève a joué un rôle central dans ce processus, avec le soutien des missions à New York et dans d’autres capitales. L’ambassadeur Suryodipuro, qui assurera la présidence, est un diplomate expérimenté ayant notamment occupé les fonctions de directeur général de la coopération de l’ASEAN et d’ambassadeur en Inde et au Bhoutan.
Jakarta a choisi comme thème de sa présidence « Une présidence pour tous », soulignant son ambition de favoriser la recherche de consensus, d’améliorer l’efficacité du Conseil et de préserver sa crédibilité en tant que pilier du système multilatéral. Le ministre des Affaires étrangères, Sugiono, a réaffirmé l’engagement de l’Indonésie à respecter les principes d’impartialité, d’objectivité et de transparence.
« Nous nous concentrerons sur l’instauration de la confiance, le renforcement du dialogue interrégional et l’encouragement de la participation constructive de toutes les parties prenantes. »
Sugiono, ministre des Affaires étrangères
Cette élection marque une étape importante pour l’Indonésie, qui a déjà siégé à six reprises au sein du CDHNU et a occupé à deux reprises le poste de vice-président, en 2009 (avec l’ambassadeur Dian Triansyah Djani) et en 2024 (avec l’ambassadeur Febrian A. Ruddyard). Avant même la création du CDHNU, l’Indonésie avait présidé la Commission des droits de l’homme des Nations unies en 2005, sous la direction de l’ambassadeur Makarim Wibisono, témoignant ainsi de son engagement historique en faveur de la diplomatie internationale des droits de l’homme.
