L’administration américaine a annoncé qu’elle recourrait à des fonds de prévoyance pour assurer le versement, même partiel, des allocations SNAP (Supplemental Nutrition Assistance Program), le programme d’aide alimentaire destiné aux plus démunis, en pleine crise de fermeture partielle du gouvernement.
Le juge fédéral Jack McConnell, du Rhode Island, avait ordonné vendredi que les prestations SNAP ne soient pas interrompues. L’administration Trump avait initialement refusé d’utiliser les fonds de réserve du Congrès pour financer le programme. Face à cette décision de justice, elle a finalement déposé un document auprès du tribunal lundi, indiquant qu’elle utiliserait des milliards de dollars de fonds de prévoyance pour couvrir une partie des allocations.
Selon ce document, le ministère américain de l’Agriculture (USDA) « s’acquittera de son obligation de dépenser aujourd’hui le montant total des fonds de prévoyance SNAP en générant le tableau requis pour que les États puissent calculer les avantages disponibles pour chaque foyer éligible dans cet État ». Les États seront autorisés à verser les prestations dès que ce tableau sera publié.
Le juge McConnell avait proposé deux options à l’USDA dimanche. La première consistait à effectuer le paiement intégral des prestations SNAP pour novembre d’ici lundi soir en utilisant les financements du programme de nutrition infantile (article 32) et d’autres fonds non spécifiés. La seconde, choisie par l’administration, prévoyait un « paiement partiel du montant total du fonds de prévoyance et (…) la résolution rapide des charges administratives décrites dans ses documents, mais en aucun cas les paiements partiels ne doivent être effectués après mercredi ».
Environ 42 millions d’Américains bénéficient du programme SNAP, qui leur fournit des bons d’alimentation. L’administration Trump qualifie les allocations versées à ce stade de « réduites ».
