Publié le 16 octobre 2025 à 16h22. Un homme de 57 ans a été condamné à 14 ans de prison et à une mesure de sûreté avec traitement obligatoire pour le meurtre de son ex-compagne, commis l’année dernière dans la ville de Hardenberg.
Un homme de 57 ans, originaire de Schoonebeek, dans la province de Drenthe, a été reconnu coupable du meurtre de son ex-compagne et condamné à quatorze ans de prison, assortis d’une mesure de sûreté avec traitement obligatoire (TBS). Le drame s’est déroulé l’année dernière sur le parking d’un centre pour enfants à Hardenberg, dans la province d’Overijssel, où la victime, âgée de 53 ans, était employée.
Selon le tribunal, l’accusé, Hans H., avait méticuleusement préparé son acte et l’a exécuté sans hésitation. Il a été reconnu coupable d’homicide volontaire, une qualification confirmée par la demande du ministère public.
Le jour du meurtre, l’homme avait loué un véhicule et s’était muni de plusieurs couteaux. Il avait également acquis un téléphone portable non traçable. Il avait attendu sa victime, l’avait forcée à s’arrêter, brisé la vitre de sa voiture, puis l’avait agressée à plusieurs reprises avec une arme blanche, lui infligeant plus de vingt coups de couteau. La femme est décédée des suites de ses blessures alors qu’elle était transportée à l’hôpital.
Lors de son procès, l’accusé a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de tuer son ex-compagne, mais seulement de l’effrayer. Le juge a rejeté cette version, déclarant :
« Votre affirmation selon laquelle vous vouliez seulement obtenir réparation et lui faire peur est incroyable. Il n’y a pas d’impulsion émotionnelle soudaine. »
Le juge
Le tribunal a également souligné le caractère prémédité de l’acte et le fait qu’il avait été commis en présence de nombreux témoins, dans un lieu fréquenté par des enfants.
En voie de séparation
L’homme et la femme étaient toujours mariés légalement, bien qu’ils aient entamé une procédure de séparation. Ils étaient les parents de quatre filles. L’accusé avait déjà menacé sa victime, qui avait sollicité l’intervention de la police.
Les expertises psychiatriques ont révélé que l’homme souffre de vulnérabilités psychotiques et d’une consommation de drogues, des facteurs qui ont été pris en compte par le tribunal pour déterminer sa responsabilité. Sans ces éléments, la peine de prison aurait pu être de 22 ans, selon RTV Drenthe.
L’avocat de l’accusé n’a pas encore fait savoir s’il allait interjeter appel de la décision.
