Publié le 1er décembre 2025 à 13h51. L’ancien maire de Varna et un ancien gouverneur régional sont accusés de fraude dans le cadre d’un projet de port de pêche qui n’a jamais existé, une affaire révélée par le Parquet européen et qui met en lumière les failles de la justice bulgare.
- L’ancien maire de Varna, Ivan Portnih, et l’ancien gouverneur régional, Stoyan Pasev, sont mis en accusation pour fraude.
- Le Parquet européen estime que 3,4 millions d’euros (environ 5,3 millions de leva bulgares) de fonds européens et nationaux ont été détournés.
- Le parti “Nous poursuivons le changement” dénonce une utilisation des institutions pour dissimuler la fraude et réclame une réforme du système judiciaire.
Le Parquet européen de Sofia a déposé un acte d’accusation contre Ivan Portnih, ancien maire de Varna, Stoyan Pasev, ancien gouverneur régional, ainsi que contre deux fonctionnaires de l’Agence exécutive « Administration maritime ». Ils sont soupçonnés de fraude liée à un projet de reconstruction d’un port de pêche qui, selon l’enquête, n’a jamais existé au moment de la demande de financement.
Selon le parti “Nous poursuivons le changement”, cette affaire est une nouvelle preuve des abus de fonds publics en Bulgarie. Dans un communiqué, le parti affirme :
« Après des années pendant lesquelles la justice bulgare a fermé les yeux sur les abus à grande échelle sous le règne de Borissov, le Parquet européen a porté aujourd’hui devant les tribunaux l’ancien maire de Varna du GERB Ivan Portnih et le gouverneur régional Stoyan Pasev pour fraude présumée avec 3,4 millions d’euros de fonds européens – un argent qui aurait dû être consacré aux infrastructures réelles et au développement de la région, et non à des projets fictifs et à des avantages personnels. »
Communiqué du parti “Nous poursuivons le changement”
L’enquête révèle que les institutions bulgares auraient été utilisées pour dissimuler la fraude, notamment en “légalisant” formellement un port inexistant grâce à l’installation temporaire de pontons destinés à simuler une activité et à justifier l’obtention de financements. Le parti souligne l’aspect particulièrement alarmant de cette manipulation.
“Nous poursuivons le changement” insiste sur la nécessité d’appliquer la loi à tous, sans distinction de position ou d’affiliation politique. Le parti réclame que la vérité éclate et que les responsables soient tenus de rendre compte de leurs actes. Il estime que la Bulgarie a besoin d’institutions au service des citoyens, et non de réseaux de corruption.
Le fait que l’affaire ait été portée devant les tribunaux par le Parquet européen, et non par les institutions bulgares, est interprété par le parti comme un “signal douloureux du profond déficit de justice dans notre pays”. Il réaffirme l’impérative nécessité d’une réforme du système judiciaire et des organes anti-corruption.
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