Le cuivre a atteint un nouveau record historique à la Bourse des métaux de Londres, porté par la baisse des taux d’intérêt aux États-Unis et les perspectives d’une demande accrue liée à la transition énergétique. Le prix de référence du métal a dépassé les 11 837 dollars la tonne (5,37 dollars américains la livre), signalant une forte dynamique sur le marché.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a réduit ses taux d’intérêt pour la troisième fois consécutive, mais a tempéré cette décision en signalant une prudence quant à de futures baisses. Cette mesure, bien que modérée, a suffi à relancer l’intérêt pour les matières premières, les taux d’intérêt plus bas rendant les métaux plus attractifs que les placements à revenu fixe.
Depuis le début de l’année, le cuivre a enregistré une hausse de plus de 30 %, une progression alimentée par des perturbations de l’exploitation minière et des craintes de pénurie en dehors des États-Unis. Les anticipations d’une augmentation des achats de la part de l’industrie nord-américaine, en prévision de possibles droits de douane l’année prochaine, contribuent également à cette tendance haussière.
La transition énergétique joue un rôle majeur dans cette dynamique. La demande en cuivre pour les énergies renouvelables, les véhicules électriques et la modernisation des réseaux électriques ne cesse de croître, exerçant une pression structurelle sur l’offre. « Les besoins en cuivre pour les énergies renouvelables, l’électromobilité et les réseaux électriques continuent de croître, ce qui génère une pression structurelle sur la demande de métal rouge », souligne l’analyse du marché.
Malgré un ralentissement de la consommation en Chine, les autorités chinoises ont annoncé des mesures de relance économique, notamment une politique budgétaire plus active et une politique monétaire plus souple. Ces initiatives pourraient stimuler la demande chinoise en métaux industriels dans les mois à venir.
