Publié le 31 octobre 2025 23:03:00. Alors que la semaine de préparation aux situations d’urgence bat son plein, de nombreux Norvégiens se préparent à faire face à d’éventuelles crises, en mettant l’accent cette année sur la solidarité et l’entraide entre voisins.
- L’importance de disposer de réserves de nourriture, d’eau et de bois de chauffage est soulignée.
- Les habitants privilégient l’autonomie, mais aussi la coopération avec leur entourage en cas de besoin.
- La préparation ne nécessite pas forcément des investissements importants, mais plutôt une réflexion sur les ressources disponibles et les scénarios possibles.
Lars Kristoffersen, infirmier aux urgences, témoigne d’une approche pragmatique de la préparation aux situations d’urgence. Habitué à gérer les crises dans le cadre professionnel, il applique les mêmes principes à son domicile, en privilégiant le bon sens et la solidarité.
« Nous avons un poêle à bois aux deux étages et suffisamment de bois de chauffage pour plusieurs jours, alors que notre voisin ne dispose que du chauffage électrique. Il est donc important de penser aux autres », explique-t-il. Cette attitude reflète une tendance croissante à l’entraide et à la création de réseaux de soutien en cas de difficultés.
Kristoffersen souligne que la Direction de la sécurité sociale et de la protection civile (DSB) donne des conseils judicieux, notamment en recommandant de disposer de provisions pour une semaine. Il prend ces recommandations au sérieux et s’assure d’avoir l’équipement nécessaire, sans pour autant céder à l’anxiété.
Il dispose ainsi d’une ancienne cuisine anti-tempête datant de son époque de scout, ainsi que d’alcool à friction supplémentaire. Il possède également un gril à gaz et une bouteille de gaz de dix kilos, ce qui lui permet de cuisiner et de se chauffer en cas de coupure de courant. De plus, il a stocké des lampes frontales, des lampes de poche, des bougies et une lampe de travail fonctionnant sur piles.
Concernant les réserves d’eau, il a commencé à stocker des bidons il y a quelques années, qu’il renouvelle chaque année. Il compte également sur la possibilité de remplir les baignoires et les seaux en cas de besoin, et de puiser de l’eau dans la rivière Glomma, située à proximité de son domicile, pour la vaisselle et d’autres usages non alimentaires.
En ce qui concerne la nourriture, il s’appuie sur le contenu de son congélateur, qu’il devra consommer rapidement en cas de panne de courant, ainsi que sur les provisions non périssables qu’il a stockées dans ses placards. Il a également une boîte contenant des conserves, du café et des soupes en sachet.
« Nous nous en sortirons très bien pendant une semaine », affirme-t-il, père de deux enfants dont le plus jeune vit encore à la maison.
Lars Kristoffersen, infirmier aux urgences
Kristoffersen insiste sur l’importance de la préparation collective. Il prévoit de se réunir avec sa famille et ses voisins pour discuter des mesures à prendre en cas de crise. Il souligne que chacun a quelque chose à apporter et que la solidarité est essentielle pour surmonter les difficultés.
Il possède également une radio DAB et ses amis disposent d’une radio à manivelle, ce qui leur permettra de rester informés même en cas de coupure de courant. Bien qu’il soit infirmier, il n’a pas aménagé d’hôpital de campagne chez lui, préférant une approche modérée et réaliste.
« Certains de mon milieu se sont probablement équipés beaucoup plus solidement, mais je pense que nous sommes équipés comme la plupart des autres familles », conclut-il. Il met l’accent sur l’importance d’avoir suffisamment de médicaments à portée de main et de toujours avoir du carburant dans sa voiture pour pouvoir se déplacer si nécessaire.
Sikkerhverdag.no propose une liste de contrôle détaillée pour la préparation aux situations d’urgence, incluant des recommandations sur l’eau, la nourriture, le chauffage, les vêtements, l’éclairage, les communications, les médicaments et les articles d’hygiène.
