Donald Trump a haussé le ton lundi 10 novembre face à une possible décision défavorable de la Cour suprême des États-Unis, la qualifiant de « coup » potentiellement dévastateur pour le pays. L’ancien président a également critiqué Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat, l’accusant d’avoir dépassé les bornes lors des négociations sur le financement du gouvernement.
Selon Trump, une décision négative de la Cour suprême pourrait entraîner la perte de plus de 3 milliards de dollars (environ 2,75 milliards d’euros) en investissements déjà réalisés et futurs, ainsi que la restitution de fonds. Il a averti que les États-Unis ne pourraient pas supporter un tel revers, le qualifiant d’« événement de sécurité nationale insurmontable et dévastateur pour l’avenir de notre pays, voire insoutenable ».
L’ancien président a également relancé ses attaques contre Chuck Schumer, affirmant que le sénateur démocrate avait cru pouvoir vaincre les républicains lors du conflit autour de la fermeture du gouvernement, mais qu’il s’était trompé. « Il vient de franchir la ligne », a-t-il déclaré lors d’une interview accordée à Fox News.
Trump a profité de cette occasion pour critiquer à nouveau le plan de santé Obamacare, qu’il juge défaillant et responsable de l’impasse au Sénat. Il a affirmé avoir discuté d’un nouveau plan de santé avec des sénateurs républicains et promis de travailler sur une réforme du système de santé lors de la prochaine législature, une promesse qu’il avait déjà faite lors de sa campagne de 2016.
À ce stade, le Sénat examine une série de votes visant à approuver un compromis financier qui permettrait la réouverture du gouvernement jusqu’en janvier. La proposition républicaine a progressé, mais avec un soutien limité, grâce aux voix de huit démocrates. Si elle est approuvée, l’accord devra ensuite être soumis à un nouveau vote à la Chambre des représentants, puis au président pour signature.
Les analystes estiment que la position inflexible de Donald Trump et les tensions persistantes entre démocrates et républicains pourraient ralentir la conclusion d’un accord, laissant des millions d’employés fédéraux dans l’incertitude face à la paralysie partielle des activités gouvernementales.
