Davos se prépare à accueillir, du 20 au 24 janvier, une édition du Forum économique mondial (FEM) placée sous tension. Alors que les relations entre l’Europe et les États-Unis sont exacerbées par les revendications du président américain Donald Trump concernant le Groenland, le FEM espère servir de plateforme pour renouer le dialogue.
Le président du FEM, Børge Brende, a souligné l’importance de cette rencontre annuelle, qui réunira environ 400 chefs d’État et représentants de premier plan, dont Donald Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. « Il est important que ceux qui ne sont pas forcément d’accord les uns avec les autres soient présents pour faire avancer les choses », a-t-il déclaré.
La situation au Groenland, où Donald Trump a menacé d’imposer de nouveaux droits de douane à huit pays européens tant qu’un accord de vente ne serait pas conclu, domine les préoccupations. « Il y aura assurément des rencontres entre des dirigeants européens et le président Trump », a précisé Børge Brende. « Ce sera fascinant d’assister à ces différents échanges et nous verrons si l’on pourra peut-être ainsi atténuer les tensions que l’on a vu s’exacerber ces dernières semaines et permettre au monde de naviguer vers une décennie plus prospère. »
Au-delà de ce dossier épineux, le FEM entend également servir de cadre pour des discussions sur la guerre en Ukraine et la situation à Gaza. « Tous ces dossiers doivent aussi se lire dans un contexte et un esprit de dialogue », a insisté M. Brende. « Il y aura des désaccords, forcément, mais j’espère qu’ils pourront mener à des échanges constructifs pour aller de l’avant. »
Børge Brende a également mis en garde contre les conséquences économiques d’une escalade des conflits internationaux. Si l’économie mondiale « ne va pas si mal que cela » actuellement, une aggravation des tensions pourrait étouffer la croissance. « C’est pourquoi, à Davos, nous misons sur une meilleure entente entre les nations, pour permettre aux entreprises de développer leurs affaires et essayer de trouver un chemin vers la paix et la réconciliation », a-t-il conclu. « Sans dialogue, il y a concurrence, fragmentation, polarisation et l’on ne pourra pas parvenir à des solutions. »
