Une habitante de Phoenix a été confrontée à une situation financière délicate après que le concessionnaire automobile où elle avait déposé sa voiture en panne n’a pas respecté, selon elle, un accord de reprise du véhicule. Elle s’est retrouvée à devoir rembourser deux prêts automobiles, avant de devoir finalement renoncer à sa Honda.
Morgan, c’est son nom, explique avoir emmené sa Honda de 2015 chez Bell Honda pour des réparations. Au lieu d’un devis de réparation, le concessionnaire lui a proposé un programme de rachat et d’échange. « Ils m’ont dit : ‘Faisons quelques formalités administratives’, et j’ai immédiatement précisé que je n’avais pas d’acompte et que je souhaitais utiliser ma voiture comme échange. On m’a confirmé que c’était possible », raconte-t-elle.
Après plusieurs heures passées au concessionnaire, Morgan pensait avoir conclu un accord d’échange. « Quand j’ai signé les documents, c’était sur une tablette. On m’a dit : ‘Nous allons procéder sans papier, c’est donc parfait pour vous.’ On m’a également précisé : ‘Juste pour information, vous vendez votre voiture, une Honda 2015.’ Tout semblait en ordre », affirme-t-elle.
Quelques semaines plus tard, Morgan a reçu un appel de sa société de prêt concernant des paiements impayés sur la Honda. « On m’a signalé que j’étais en retard dans mes paiements et on m’a demandé si tout allait bien. J’ai répondu que j’avais échangé la voiture et que la société de prêt devait recevoir un chèque de Bell Honda », explique-t-elle. Elle a alors contacté le concessionnaire pour obtenir une copie du contrat, mais sa demande est restée sans réponse.
En revenant vers Bell Honda, Morgan a découvert un contrat différent de celui qu’elle avait accepté. « On m’a présenté un contrat qui ne mentionnait absolument pas l’échange de ma Honda 2015, alors que c’était l’accord initial. Je n’aurais jamais accepté ce contrat », déplore-t-elle. « Ce qu’on m’a dit ne correspondait pas à ce qui était écrit sur le document que j’avais apparemment signé. »
Le contrat indiquait une date de transaction du 17 juillet, alors que Morgan affirme avoir acheté la voiture le 12 juillet. Sa police d’assurance confirme cette date, avec une couverture débutant le 13 juillet.
Interrogé sur la Honda, le personnel du concessionnaire a affirmé ne jamais avoir pris possession du véhicule. « Ils m’ont dit : ‘Nous n’avons jamais récupéré votre voiture. Nous ne l’avons pas’ », raconte Morgan. Pourtant, elle assure avoir laissé ses clés au concessionnaire et n’avoir plus accès à son véhicule. « La dernière fois que j’ai vu ma voiture, c’était lorsque j’ai récupéré mes affaires personnelles, et elle était chez le concessionnaire », précise-t-elle. Après intervention de la chaîne de télévision locale, le concessionnaire a fini par localiser la Honda sur son terrain, mais a demandé à Morgan de la retirer des lieux plutôt que de résoudre le problème.
Ray Shefska, expert dans la vente automobile depuis plusieurs décennies et dirigeant du service d’achat de voitures CarEdge, souligne que cette situation met en évidence les problèmes de l’industrie. « Ce genre d’incident illustre l’importance de prendre son temps et de s’assurer de bien comprendre tous les termes d’un contrat avant de le signer », explique-t-il. Une récente enquête menée par CarEdge révèle que 82 % des Américains ne font pas confiance aux concessionnaires automobiles pour être traités équitablement.
N’étant pas en mesure de faire face à deux prêts automobiles, Morgan a finalement renoncé à sa Honda en panne, ce qui lui a causé un préjudice financier important. « Je me sens actuellement dans un trou, un trou dont je n’avais pas conscience. J’espère que cette situation ne se reproduira plus pour personne », conclut-elle.
Bell Honda et sa société mère, Berkshire Hathaway Automotive, n’ont pas répondu aux demandes répétées de commentaires.
