Publié le 18 janvier 2026 à 21h08. Des prisonniers politiques sont détenus dans des installations inattendues au Venezuela, notamment au sein du Commandement national antidrogue (CNA), soulevant des questions sur le respect des droits fondamentaux et la transparence du système judiciaire.
L’organisation Justicia, Encuentro y Perdón a mis en lumière le cas particulièrement préoccupant de Yilson Antonio Guillén Hernández, un pilote dont l’état de santé se détériore et qui nécessite une assistance médicale urgente. Il est actuellement incarcéré au CNA de Las Acacias, une structure initialement conçue comme centre opérationnel de la Garde nationale bolivarienne (GNB) dans la lutte contre le trafic de drogue.
Cette situation inédite interroge sur l’utilisation de ce centre comme lieu de détention. Le journaliste Luis Carlos Díaz s’est ainsi interrogé :
« Comment se fait-il qu’il y ait aussi des prisonniers politiques au sein du Commandement national antidrogue ? Ce n’est pas une prison. Alors qu’apparaissent des prisonniers politiques dont on ne savait rien, ces jours-ci ont révélé qu’il existe également des centres de détention plus inconnus. »
Luis Carlos Díaz, journaliste
Selon des informations rapportées par Infobae, le CNA de Las Acacias hébergerait actuellement environ 72 détenus. Ce nombre comprend 35 militaires en activité, cinq maires, 20 hommes d’affaires (dont un citoyen américain et deux Mexicains), ainsi que 12 civils. Le CNA servirait de centre de détention depuis le début de l’année 2025.
La découverte de ces centres de détention non officiels intervient dans un contexte de demandes croissantes de libération des prisonniers politiques au Venezuela, comme le souligne le mouvement de familles de prisonniers politiques qui réclament leur libération.



