Un condamné pour viols a échoué à obtenir le droit d’utiliser son linge de lit personnel en prison. Le tribunal administratif de Rennes doit se prononcer sur sa requête, mais l’avis du rapporteur public est défavorable.
Erwan Gouget, surnommé « le braconnier en maraude », avait demandé à pouvoir bénéficier de son oreiller et de ses draps personnels durant sa détention à la prison de Vezin-le-Coquet, près de Rennes, entre août 2022 et juillet 2023. Il justifiait cette demande par des « problèmes de santé » et avait fourni un certificat médical. Le directeur de l’établissement pénitentiaire avait refusé, une décision contestée devant la justice administrative.
Gouget réclamait non seulement la remise de ses « effets personnels » dans un délai de quinze jours, mais également 1 500 € pour couvrir ses frais de justice. Cependant, selon le rapporteur public, le certificat médical présenté est jugé insuffisant pour établir une réelle nécessité médicale. Lors de l’audience publique du vendredi 9 janvier 2026, il a souligné que le refus de la prison ne constituait pas une « atteinte excessive » aux « libertés » du détenu, mais plutôt une simple « mesure d’ordre intérieur » qui ne relève pas de la compétence de la justice administrative.
Condamné à trente ans de réclusion criminelle, Erwan Gouget avait initialement été jugé en juin 2018 par la cour d’assises du Nord pour trois viols et quatre tentatives de viol « avec arme » commis entre 2011 et 2012 sur des étudiantes à Lille. Sa peine avait été alourdie à trente ans en janvier 2020 par la cour d’assises du Pas-de-Calais, puis augmentée de deux ans en novembre 2021 pour des « violences » liées à ces faits.
Le rapporteur public a donc recommandé aux juges rennais de déclarer la requête d’Erwan Gouget « irrecevable ». Le tribunal administratif de Rennes a mis l’affaire en délibéré et rendra son jugement dans les prochaines semaines.
