Publié le 14 décembre 2023 18:09:00. L’Institut Florey, principal centre australien de recherche sur le cerveau, accuse son ancien directeur du développement commercial d’avoir dérobé et effacé des données confidentielles, compromettant potentiellement des années de recherche sur des maladies neurodégénératives.
- L’Institut Florey poursuit James Tran pour avoir volé près de 5 000 fichiers de recherche.
- La plainte allègue une incursion nocturne dans les locaux de l’institut pour effacer des données.
- L’affaire porte sur des recherches de pointe concernant la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et la sclérose latérale amyotrophique (SLA).
Un scandale éclabousse l’Institut Florey de neurosciences et de santé mentale, basé à Melbourne. L’établissement a déposé une plainte auprès de la Cour suprême de Victoria, accusant son ancien directeur du développement commercial, James Tran, d’avoir subtilisé des informations commercialement sensibles et d’avoir ensuite tenté de les dissimuler. Selon l’institut, ces actes pourraient porter préjudice à ses activités de recherche et à ses perspectives d’avenir.
Les faits se seraient déroulés fin octobre. L’Institut Florey allègue que James Tran, alors également directeur général de Centron Bio, une filiale créée pour lever des fonds pour la recherche médicale, a téléchargé près de 5 000 fichiers et dossiers sur un disque dur externe. Ces données comprennent des informations confidentielles relatives aux travaux du Dr Fazel Shabanpoor, un chercheur éminent de l’institut, ainsi que ceux de 11 autres chercheurs seniors. Centron Bio se concentre sur le développement d’une méthode innovante pour administrer des médicaments au cerveau, ciblant des maladies telles que la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et la sclérose latérale amyotrophique (SLA), également connue sous le nom de maladie des motoneurones.
La plainte va plus loin, affirmant que le Dr Tran, accompagné d’un complice, serait entré par effraction dans le laboratoire de l’institut à minuit pour supprimer des documents physiques, notamment des accords commerciaux, des analyses de marché et des présentations. L’Institut Florey souligne qu’il n’a autorisé ni cette intrusion, ni la suppression de ces documents.
L’institut réclame désormais une ordonnance du tribunal pour contraindre le Dr Tran à détruire les informations dérobées, à s’abstenir de les utiliser ou de les divulguer, et à révéler l’identité de toute personne à qui il les aurait communiquées. Il demande également des dommages et intérêts, dont le montant n’a pas été précisé.
Contacté par l’ABC, le Dr Tran a nié toutes les accusations et a déclaré qu’il comptait se défendre vigoureusement devant la justice.
« Ce n’est clairement pas le cas. »
Dr James Tran
Il a ajouté qu’il avait reçu des conseils de ne pas faire d’autres commentaires avant que l’affaire ne soit examinée par le tribunal.
Un porte-parole de l’Institut Florey a refusé de commenter l’affaire. Selon des documents judiciaires, l’institut a écrit aux avocats du Dr Tran fin novembre, exigeant la restitution des informations confidentielles, mais cette demande est restée sans réponse. L’Institut Florey affirme également avoir demandé des explications sur les raisons du téléchargement des données et des garanties de non-divulgation, sans succès.
