Publié le 1er octobre 2024. La campagne de vaccination antigrippale 2024 en Aragon s’étend massivement aux écoles primaires, visant à faciliter l’immunisation des enfants et à soulager les parents, tandis que de nouvelles mesures de prévention contre le virus respiratoire syncytial (VRS) sont mises en place pour les résidents.
- La vaccination antigrippale en milieu scolaire sera proposée dans 127 établissements, contre seulement 29 l’année précédente.
- La campagne s’ouvre également à la vaccination contre le VRS pour les personnes âgées résidant en établissements de soins.
- Les autorités sanitaires anticipent une saison grippale potentiellement intense, s’appuyant sur les données alarmantes provenant de l’hémisphère sud.
Le gouvernement aragonais renforce son dispositif de lutte contre la grippe en étendant significativement la vaccination scolaire. Cette initiative, lancée l’année dernière avec un succès encourageant, permettra désormais de proposer le vaccin aux élèves de 1ère, 2ème et 3ème année de l’école maternelle. Selon Nuria Gayán, directrice générale de la santé publique, cette approche vise à simplifier la vie des familles.
« L’objectif est que vous puissiez vacciner dans toutes les écoles aragonaises. Cette année, nous faisons une grande avancée, passant de 29 centres à 127, qui sont ceux qui participeront finalement. C’est un saut important, et nous espérons ce chiffre dans les années suivantes. »
Nuria Gayán, directrice générale de la santé publique
Les premiers résultats de la campagne de vaccination scolaire en 2024 sont prometteurs : plus de 51 % des enfants ont été vaccinés en une seule semaine, un taux bien supérieur à celui observé dans les centres de santé (40 % sur une période plus longue). Cette année, le vaccin sera proposé à environ 8 500 enfants.
Au-delà de la protection individuelle, la vaccination est présentée comme un moyen de limiter la propagation de la grippe et de protéger les personnes vulnérables, notamment les aînés. La grippe saisonnière peut entraîner des complications graves nécessitant une hospitalisation.
« Avec le vaccin, le risque d’avoir une complication qui peut conduire aux urgences ou à l’hôpital est considérablement réduit, ainsi que le risque que la grippe se transmette aux grands-parents ou à d’autres proches également vulnérables. »
Nuria Gayán, directrice générale de la santé publique
La campagne de vaccination antigrippale, qui a débuté ce mercredi 1er octobre pour les femmes enceintes et les résidents et personnels des établissements de soins, inclut une nouveauté importante cette année : la vaccination contre le virus respiratoire syncytial (VRS). Ce virus, particulièrement dangereux pour les personnes âgées, peut provoquer une bronchiolite sévère, une pneumonie et des complications nécessitant une hospitalisation.
Les autorités sanitaires se montrent prudentes quant à l’évolution de la saison grippale à venir. Les données épidémiologiques provenant de l’hémisphère sud, notamment d’Australie, suggèrent une possible vague grippale intense. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies suit de près l’évolution de la situation.
« Il est complexe de savoir comment cela va se dérouler chaque année, mais il y a des données qui suggèrent que cela pourrait être fort. Nous regardons toujours l’hémisphère sud, car leur hiver est juste avant le nôtre, et dans l’hiver du sud, la grippe est assez difficile cette année, avec de nombreux cas et de nombreuses complications. »
Nuria Gayán, directrice générale de la santé publique
