Publié le 24 décembre 2025. La Russie et les États-Unis se lancent dans une nouvelle course à l’espace, cette fois pour installer des centrales nucléaires sur la Lune afin d’alimenter leurs futures missions et bases lunaires. Ce projet ambitieux, annoncé par Roscosmos, intervient alors que les deux pays cherchent à renforcer leur présence sur notre satellite.
Roscosmos a annoncé son intention de construire une centrale électrique sur la Lune d’ici 2036, en signant un contrat avec l’entreprise aérospatiale Lavochkin. Cette installation alimentera les rovers, les observatoires utilisés dans le cadre de la mission lunaire russe, ainsi que l’infrastructure de la Station internationale de recherche lunaire russo-chinoise.
Selon Roscosmos, ce projet représente une étape cruciale vers la création d’une station scientifique lunaire opérationnelle en permanence, permettant de passer de missions ponctuelles à des programmes d’exploration lunaire à long terme.
« Ce projet constitue une étape importante vers la création d’une station scientifique lunaire opérationnelle en permanence et facilite la transition de missions ponctuelles vers des programmes d’exploration lunaire à long terme. »
Roscosmos
Bien que la nature exacte de la source d’énergie n’ait pas été explicitement précisée, le projet implique la participation de Rosatom, la société nucléaire publique russe, et de l’Institut Kourtchatov, le principal institut de recherche nucléaire du pays.
Cette annonce intervient dans un contexte de regain d’intérêt pour l’exploration lunaire, où les États-Unis sont également en lice. En août dernier, la National Aeronautics and Space Administration (NASA) a dévoilé son propre projet d’installation d’un réacteur nucléaire sur la Lune d’ici le premier trimestre de l’exercice 2030.
« Nous sommes dans une course vers la Lune et nous sommes en concurrence avec la Chine. Nous avons besoin d’énergie pour établir une base sur la Lune. »
Duffy, secrétaire aux Transports
Le responsable américain a souligné l’importance de l’énergie pour maintenir une présence humaine durable sur la Lune et pour préparer de futures missions vers Mars.
Le déploiement d’armes nucléaires dans l’espace reste interdit par les réglementations internationales, mais l’installation de sources d’énergie nucléaire est autorisée, à condition de respecter certaines règles. Cette course à l’énergie lunaire pourrait bien déclencher une véritable « ruée vers l’or lunaire », selon certains analystes. La NASA estime qu’environ 1 million de tonnes d’hélium-3, un isotope rare sur Terre, se trouvent sur la Lune. Des recherches menées par Boeing suggèrent également la présence d’éléments de terres rares, essentiels à la fabrication des smartphones et des ordinateurs. Plus d’informations sur les ressources lunaires (Reuters Japon)
La Russie, fière de son héritage en matière d’exploration spatiale depuis le vol historique de Youri Gagarine en 1961, cherche à rattraper son retard face aux États-Unis et à la Chine dans ce nouveau chapitre de la conquête spatiale.

