Publié le 24 novembre 2025 à 11h03. La Corée du Sud alerte sur une situation extrêmement dangereuse avec la Corée du Nord, craignant une escalade accidentelle pouvant déboucher sur un conflit ouvert. Séoul appelle à la reprise du dialogue avec Pyongyang, qui refuse tout contact et renforce sa militarisation de la frontière.
- La Corée du Nord a refusé de répondre aux appels de Séoul pour établir un contact direct.
- Pyongyang a installé une clôture de barbelés le long de la frontière militaire, une première depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953).
- Plus de dix violations de la frontière par des troupes nord-coréennes ont été enregistrées depuis le début de l’année.
Le président sud-coréen Lee Jae Myung a exprimé sa vive inquiétude quant à la dégradation des relations intercoréennes, qualifiant la situation de « très dangereuse ». S’exprimant aux journalistes à bord de l’avion le ramenant d’Afrique du Sud, où il participait au sommet du G20, il a souligné l’importance cruciale d’un dialogue avec la Corée du Nord pour désamorcer les tensions.
Selon l’agence de presse Actualités Yonhap et relayé par Reuters, Lee Jae Myung a déclaré que l’absence de confiance mutuelle conduit la Corée du Nord à adopter un comportement « très extrême ». Il a également révélé que Pyongyang avait renforcé sa présence militaire à la frontière en érigeant une clôture de barbelés, une action sans précédent depuis l’armistice de 1953.
Le 17 novembre, Séoul avait proposé à Pyongyang des pourparlers militaires afin de définir clairement les limites de la zone démilitarisée (DMZ) et d’éviter ainsi tout affrontement accidentel susceptible de dégénérer en conflit. Jusqu’à présent, cette proposition est restée sans réponse.
Depuis le début de l’année, les troupes nord-coréennes ont franchi la frontière à plus de dix reprises, contraignant les forces sud-coréennes à effectuer des tirs de sommation conformément aux protocoles en vigueur.
Lee Jae Myung a également estimé que parvenir à une paix durable avec la Corée du Nord nécessiterait un effort de long terme. Il a toutefois ajouté qu’une fois un régime de paix solide établi, cela permettrait à la Corée du Sud et aux États-Unis de reconsidérer la tenue d’exercices militaires conjoints, régulièrement critiqués par Pyongyang.
La Corée du Nord dénonce systématiquement ces exercices, les qualifiant de « répétition générale » d’une guerre nucléaire contre son territoire. Environ 28 500 soldats américains et divers systèmes d’armement sont actuellement déployés sur des bases militaires en Corée du Sud.
(nvc/ita)
