Publié le 31 octobre 2023. La qualité de l’air à Delhi reste préoccupante, avec un smog persistant qui recouvre la capitale indienne et des niveaux de pollution classés « très mauvais », suscitant des inquiétudes croissantes pour la santé publique.
- L’Indice de la qualité de l’air (IQA) de Delhi a chuté dans la catégorie « très mauvaise » jeudi soir, après une légère amélioration temporaire.
- Les médecins signalent une augmentation des affections respiratoires et des exacerbations de maladies chroniques liées à la pollution atmosphérique.
- Les prévisions indiquent que la situation ne devrait pas s’améliorer dans les prochains jours, avec une contribution croissante du brûlage des chaumes à la pollution.
Delhi est confrontée à une crise de pollution atmosphérique persistante, particulièrement marquée depuis la fête de Diwali. Si la qualité de l’air a connu des fluctuations entre les catégories « mauvaise » et « très mauvaise », elle a parfois atteint des niveaux « graves », mettant en danger la santé des habitants.
Jeudi, l’IQA moyen sur 24 heures, mesuré par le Conseil central de contrôle de la pollution (CPCB), s’élevait à 311. Selon l’application Sameer du CPCB, 32 des 38 stations de surveillance de l’IQA à Delhi enregistraient des valeurs supérieures à 300, ce qui correspond à la catégorie « très mauvaise ». Dans la matinée, un épais brouillard de smog s’est installé sur plusieurs quartiers de la ville, notamment Kartavya Path, ITO et Dhaula Kuan.
Les experts attribuent une part croissante de la pollution à la combustion des résidus agricoles, ou brûlage des chaumes. Le système d’aide à la décision (DSS) pour la prévision de la qualité de l’air estime que le brûlage des chaumes représentait 21,5 % des niveaux de PM2,5 (particules fines) à Delhi jeudi, et pourrait atteindre 36,9 % vendredi et 32,4 % samedi. Les transports sont également un contributeur majeur, représentant 16,2 % de la pollution jeudi.
Cette dégradation de la qualité de l’air a des conséquences directes sur la santé publique. Les hôpitaux signalent une affluence accrue de patients souffrant de problèmes respiratoires tels que des irritations de la gorge, une rhinite, un nez qui coule, des yeux qui piquent et une congestion thoracique. Les personnes atteintes d’asthme, de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), de maladies pulmonaires interstitielles (MPI) et d’autres affections cardiaques chroniques voient également leurs symptômes s’aggraver.
Selon la classification de l’IQA, une valeur comprise entre 0 et 50 est considérée comme « bonne », de 51 à 100 comme « satisfaisante », de 101 à 200 comme « modérée », de 201 à 300 comme « mauvaise », de 301 à 400 comme « très mauvaise » et de 401 à 500 comme « sévère ».
Les prévisions météorologiques du 6 novembre indiquent des vents faibles à Delhi, atteignant jusqu’à 15 km/h du nord-ouest dans l’après-midi, puis ralentissant à moins de 10 km/h le soir et la nuit, ce qui pourrait aggraver la situation.

