Publié le 10 octobre 2025 à 17h15. Un service allemand spécialisé dans le diagnostic des batteries de véhicules électriques a dû corriger une erreur d’interprétation concernant l’état de santé d’une batterie Hyundai Ioniq 5 après 200 000 kilomètres, mettant en lumière les défis liés à la précision des outils de diagnostic.
- Un test initial avait indiqué une dégradation de 0%, un résultat jugé improbable par les experts.
- L’erreur provenait d’une mauvaise saisie de la capacité de la batterie dans l’appareil de diagnostic Mahle.
- Après correction, le test a révélé une dégradation réelle de 4,2%, un résultat toujours très encourageant pour un véhicule ayant parcouru 203 000 km.
Il y a quelques jours, un service de diagnostic automobile en Allemagne avait publié des résultats surprenants concernant l’état d’une batterie de Hyundai Ioniq 5 électrique ayant parcouru 200 000 kilomètres. L’analyse initiale, réalisée avec un équipement spécialisé de la société Mahle, suggérait une absence totale de dégradation, un chiffre qui avait suscité l’étonnement et les interrogations dans la communauté des véhicules électriques.
L’ordinateur de bord du véhicule affichait une dégradation de 6,2%, indiquant un état de santé de 93,8%. Cependant, l’équipement de diagnostic Mahle, qui soumet la batterie à des cycles de charge et de décharge intensifs, avait initialement renvoyé un verdict de 0% de dégradation. Face à ce résultat inattendu, les mécaniciens avaient émis l’hypothèse que le véhicule avait pu bénéficier de réserves initiales ou que la dégradation avait affecté les paramètres électroniques de l’affichage.
Suite à une vague de commentaires et de questions soulevées par cette constatation, l’équipe du service a entrepris d’examiner de plus près les données du rapport. L’erreur a rapidement été identifiée : le mécanicien avait saisi une capacité de batterie de 54 kWh au lieu des 77 kWh réels du Hyundai Ioniq 5. En conséquence, l’appareil de diagnostic avait comparé les résultats à une capacité théorique inférieure, conduisant à une surestimation de l’état de santé de la batterie.
Un représentant de Mahle s’est rendu sur place pour effectuer de nouvelles mesures et corriger l’erreur. L’appareil utilisé mesure la tension des cellules, simule différents scénarios de charge et de décharge, et évalue la performance globale de la batterie. Le mécanicien a souligné la difficulté d’introduire correctement la capacité de la batterie, car cette information est souvent indiquée de manière variable sur les documents d’immatriculation (en kWh, en Ah, ou absente).
Il a également constaté que même lors de la sélection manuelle du modèle de véhicule, plusieurs options étaient proposées, rendant le choix incertain. Ainsi, l’appareil Mahle, bien que sophistiqué, est susceptible d’erreurs humaines lors de la saisie des données.
Après avoir corrigé la capacité de la batterie dans le système, l’appareil a relancé sa procédure de diagnostic. Les résultats ont révélé une dégradation de 4,2%, avec un état de santé de 95,8%, ce qui correspond davantage aux estimations du propriétaire du véhicule.
Ce résultat confirme que la batterie du Hyundai Ioniq 5 affiche une excellente performance après 203 000 kilomètres. Une dégradation de seulement 4,2% est particulièrement encourageante, compte tenu du type de conduite et des habitudes de recharge du véhicule.
Le représentant de Mahle a reconnu que cet incident met en évidence la nécessité d’améliorer l’appareil afin qu’il puisse accéder automatiquement à la capacité théorique de la batterie en fonction du modèle du véhicule. Il a souligné que le diagnostic des batteries reste un domaine complexe et en constante évolution.
Le mécanicien a également plaidé pour l’obligation d’indiquer la capacité des batteries en kWh sur les certificats d’immatriculation, afin de standardiser les pratiques et de garantir l’exactitude des informations disponibles pour les propriétaires et les professionnels de l’automobile.
Vous pouvez visionner l’intégralité de l’analyse dans la vidéo ci-dessous.
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