Publié le 18 janvier 2026 à 04h40. L’ancien président américain Donald Trump intensifie ses attaques contre la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale des États-Unis, en ciblant personnellement son président, Jerome Powell, et en remettant en question son indépendance à travers des enquêtes et des pressions politiques.
- Donald Trump a lancé une nouvelle offensive contre Jerome Powell, le président de la Fed, avec l’annonce d’une enquête pénale concernant des dépenses liées à la rénovation du siège de la banque centrale.
- Le limogeage controversé de Lisa Cook, économiste afro-américaine du conseil d’administration de la Fed, et la contestation judiciaire qui s’ensuit, illustrent les efforts de Trump pour remodeler la politique monétaire.
- Les experts craignent que ces actions ne sapent la crédibilité de la Fed et n’entraînent une instabilité économique, notamment en raison des tensions sur les marchés financiers et des anticipations inflationnistes.
L’ancien président Trump a une nouvelle fois mis la pression sur la Réserve fédérale, accusant ses responsables d’être trop prudents et de maintenir des taux d’intérêt excessivement élevés, ce qui, selon lui, freine la croissance économique américaine. Cette attaque intervient dans un contexte de tensions croissantes avec Jerome Powell, le président de la Fed, qui fait désormais l’objet d’une enquête pénale pour des dépenses liées à la rénovation du siège de l’institution à Washington, DC.
En août 2025, Donald Trump avait déjà suscité la controverse en limogeant Lisa Cook, une économiste afro-américaine influente, du conseil d’administration de la Fed, sous prétexte de fausses déclarations sur son lieu de résidence dans le cadre d’une demande de prêt hypothécaire. Cette décision est actuellement contestée devant la Cour suprême des États-Unis, qui doit se prononcer sur la validité du limogeage. Une décision favorable à l’administration Trump laisserait un siège vacant au sein du conseil de direction de la Fed, permettant à l’ancien président de nommer un remplaçant plus en phase avec sa vision économique.
Pour l’heure, une décision de justice de niveau inférieur a permis à Lisa Cook de conserver son poste, estimant que les accusations portées par Trump ne concernent pas sa période en tant que membre du conseil d’administration. Cependant, cette situation pourrait changer rapidement si la Cour suprême se range du côté de l’administration Trump.
Ces actions sont perçues comme une tentative délibérée de Donald Trump d’influencer la politique monétaire de la Fed et de nommer des responsables plus favorables à ses objectifs. Selon ses détracteurs, il s’agit d’une violation flagrante de l’indépendance de la banque centrale, qui doit pouvoir prendre ses décisions sans subir de pressions politiques.
Les conséquences potentielles de cette ingérence sont préoccupantes. Une perte de crédibilité de la Fed pourrait entraîner une volatilité accrue des marchés financiers et des hausses des taux obligataires à long terme, si les investisseurs anticipent une politique monétaire plus accommodante en matière d’inflation. De plus, les marchés boursiers, actuellement portés par l’optimisme concernant l’intelligence artificielle, pourraient subir une correction brutale si les taux d’intérêt étaient abaissés trop rapidement, alimentant les pressions inflationnistes.
En résumé, les tentatives de Donald Trump pour saper l’autonomie de la Réserve fédérale sont considérées comme extrêmement risquées et pourraient avoir des répercussions négatives sur la stabilité économique et financière mondiale. La crédibilité de l’institution, construite sur des années d’indépendance et de rigueur, pourrait être compromise, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour l’économie américaine et mondiale.
